Comment peut-on être royaliste en 2013 ?La monarchie a été abolie, c’est comme : la loi a été votée,  il n’y a plus à y revenir ! Vous avez déjà entendu cela ! Mais bien sûr, que l’on peut y revenir, une loi se vote, certes et se supprime également, sans difficulté, il suffit de le vouloir. Les actuels détenteurs du pouvoir sont des contractuels éphémères, ils ne détiennent pas la vérité universelle. Quand ils auront finalement fait la preuve de leur nocivité, ils seront renvoyés à leurs élucubrations de « bobos de salon. » Un jour viendra, où le Bon Peuple sera lassé des beaux-parleurs et des bonimenteurs, un jour viendra où les discours creux des marchands de vent ne feront plus recette ; alors le peuple se détournera des charlatans pour entendre et écouter la voix de la sagesse.

Il est faux et mensonger de dire que la démocratie soit le seul système de gouvernement.

La famille traditionnelle, cellule de base de la société, soumise à l’autorité absolue du chef de famille en est le contre-exemple parfait et le modèle honni et abhorré  des tenants de l’idéologie des mariages pour tous et de la théorie du « Gender.» Le chef de famille décide de la direction, de l’organisation de la famille, et normalement, dans le schéma idéal, le couple des parents fait ce qu’il convient le mieux afin de protéger et d’élever ses enfants. Jusqu’alors, c’est cette loi naturelle de l’autorité parentale qui prévaut, et c’est faute de mieux, la meilleure organisation possible : la famille est donc fort peu démocratique !

Il est faux et mensonger de dire que seul le mode électif soit la panacée comme système de gouvernement.

La majorité ne détient pas forcément la vérité. La quantité ne devrait jamais primer sur la qualité ! Une bonne décision imposée par un seul sera toujours meilleure qu’une mauvaise plébiscitée par beaucoup ! Accepter de confier le gouvernement de la France à un intérimaire, titulaire d’un contrat à durée déterminée de cinq ans et élu à 51% des suffrages exprimés (et non pas des français), c’est faire preuve de coupable légèreté !

Il est faux et mensonger de dire qu’il est possible de gouverner en se passant de la spiritualité.

L’être humain est d’abord une âme, et l’on ne peut faire abstraction de cette dimension sans le ravaler au rang de l’animal. Osons rappeler et affirmer que : « La France est fille aînée de l’Eglise.» La réalité historique de la France plonge ses racines très profondément dans la culture chrétienne, et la gouverner en n’en tenant pas compte est une aberration dangereusement criminelle, qui programme sa disparition à brève échéance. Alors choisir l’héritier et le descendant en ligne directe des rois qui on fait la France, choisir l’homme qui depuis sa naissance est préparé au métier de roi, choisir l’homme qui n’est candidat à rien et qui ne brigue aucun pouvoir, choisir simplement l’homme légitime que Dieu et l’Histoire ont mis à cette place, choisir l’homme enraciné profondément dans la terre de France depuis plus de mille ans, choisir l’homme intermédiaire entre la terre chrétienne de France et le ciel, choisir le fils d’une famille millénaire qui sert la France depuis Hugues Capet. choisir celui qui est notre mémoire commune, celui chez qui coule le sang de nos ancêtres. Ceci paraît bien plus naturel et plus légitime pour représenter, pour être la France, qu’un candidat à la fonction de Président Directeur Général du pays.

Certes nos ancêtres se sont dressés contre la monarchie, et l’ont abolie.

Certes l’on peut dire que l’idée de monarchie n’est plus à la mode, n’est plus dans l’air du temps. Certes  l’on peut se demander comment cela pourrait revenir, l’on peut s’interroger s’il est seulement sérieux d’en parler. Et pourtant, je veux croire, moi, que le besoin n’a jamais été aussi grand, je veux croire, et suis même persuadé que cette option est envisageable, parce qu’incontournable et nécessaire. La différence entre le locataire de l’Elysée, Président Directeur Général de l’entreprise France, et le Roi, est la même qu’entre un remplaçant intérimaire et le patron. Le premier est nommé pour un temps, avec un cahier des charges bien précis, et sa responsabilité est de faire tourner l’entreprise au mieux des intérêts des actionnaires (qui ne sont que ses électeurs).

Pour le Roi, il s’agit de son bien, son patrimoine, son héritage, il s’agit de sa vie ! Bien sûr la France ne lui appartient pas, il n’en n’est pas propriétaire, il est bien plus que cela : Il est la France ! Ses sujets sont ses enfants : il n’est Roi que par ses sujets ! Le Roi est le père de son peuple, le Président n’en est au mieux que son parâtre ! Pour le Président, il s’agit d’un emploi, d’une fonction renouvelable une fois ! Pour le Roi, c’est une histoire de famille, de tripes de sang et de larmes. Être Roi, c’est incarner la France, être la France, de ses ancêtres à ses enfants. Aujourd’hui, la France n’a pas d’âme ? N’a plus d’âme ? Les français ne sont plus sujets, ils sont libres ! Libres…comme des enfants abandonnés. Ils ne sont plus sujets à rien, n’ont plus de devoirs, si ce n’est qu’espérer et d’exiger de nouveaux droits… Et pourtant, ils n’ont jamais été aussi désenchantés. Le mal est profond, et la raison de cette déprime est bien ce vague à l’âme, ce manque d’âme !

Contrairement à ce que l’on prétend, la Crise dont on nous rebat les oreilles, n’est pas responsable de tous nos maux. Nos hommes politiques sont peut-être compétents et font au mieux, (de leurs idéaux) pour gouverner le pays. Mais le déficit est ailleurs ! Le déficit est moral, la Crise, est à la fois une crise morale et une crise de moralité, une crise de valeurs, une crise de principes. Ce qui manque cruellement à nos responsables politiques, c’est l’Humilité ! Ils ne veulent plus se considérer comme dépendants d’une autorité qui les dépasse, ils refusent la sujétion au ciel. Ils veulent se complaire dans cette société fallacieuse qu’ils ont créée, où les Devoirs ont disparu et où il ne reste que les Droits. Le résultat étant ce sentiment de frustration qui touche tout le monde, chacun s’estimant lésé en quelque chose. Alors, je crois : qu’installer un roi aux commandes du pays, serait donner une tête à la France, que seul un roi pourrait parler légitimement au Peuple de France, que lui seul pourrait parler, d’Amour, de Grandeur, de Fierté, d’Honneur, que lui seul serait crédible et à même d’incarner la France.

Quelle serait la réaction de nos compatriotes, si le Prince leur parlait ?

Pouvons-nous imaginer le Prince, prendre le temps d’expliquer qui il est, et dire aux français la charge qu’il porte depuis sa naissance ? Pouvons-nous imaginer que le Prince raconte un peu l’histoire de sa famille, la Famille de France, avec ses coups, ses blessures, ses accidents de la vie, une famille qui a tout subi, et n’a pas été épargnée. Une famille qui a donné la vie de ses enfants à la France, comme tant d’autres d’ailleurs certes, mais qui ressemble tant aux autres familles de France. J’ai l’espérance, et la faiblesse de croire, que devant le parler vrai et l’humilité du Prince : Il retrouverait son Peuple et ses Sujets. Sans doute les « impénétrables voies du Seigneur » devaient nous mener hier où elles nous ont conduit, mais la Divine Providence appuiera notre combat d’aujourd’hui pour rendre à notre pays sa dignité fondamentale en redonnant avec un Roi, une tête et une âme à la France.

Guy ADAIN

 

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