«  Les Gens de France  »

Souvent on divise les français selon des critères nombreux et variés, comme les anciens et nouveaux francs, il y aurait des anciens français et des nouveaux français… Français de droite, français de gauche, français de souche, et d’autres sans racine ? Même la France n’échappe pas à ce genre de division : la France profonde, et l’autre superficielle sans doute ! La France d’en haut et la France d’en bas, La France qui se lève tôt…et l’autre qui doit faire la grasse matinée j’imagine… Et l’on oppose ces Frances et ces français ! C’est le jeu permanent des égalitaristes forcenés qui ne supportent pas les différences et mènent ce combat idéologique né avec la guillotine : L’égalité parfaite et le nivellement. Ils appliquent à la lettre le vieil adage : Il faut diviser pour mieux régner ! Grâce au Ciel, ils ne règnent pas, et ce n’est pas près d’arriver.

Chez nous, il n’y a pas des français de première ou de seconde génération, il n’y a que des Gens de France, fiers et heureux de se définir ainsi. Mais c’est bien vrai qu’il existe une autre France que celle que vous connaissez et dont on vous rebat les oreilles à longueur de temps… Vous savez bien, la France des Droits :

– France des droits de l’homme bien sûr ! Un peu moins du droit des femmes, si elles sont trop féminines…

– France du droit des peuples opprimés, un peu moins s’ils sont trop chrétiens…

– France des libertés, un peu moins si elles sont trop libérales…

La France sociale, généreuse, tolérante, accueillante, ouverte à tous, laïque et républicaine. On pourrait rajouter pour être plus vrai encore, laxiste, démagogue, chauvine et socialiste bien sûr ! La France des valeurs… des valeurs marchandes ! Tout y devient une question d’argent, de fric et… de fric-frac ! Tout a un prix, tout peut s’acheter et se vendre. Ne l’oubliez pas, dans cette France là, ceux qui tiennent les rênes n’ont qu’une valeur en tête, et elle est marchande ! C’est la France des « Intellos », la France des gens de lettres, lettres de change …bien sûr ! C’est France « Plusse », plus de droits, plus d’argent, plus de vacances, plus de libertés…

Et puis, il y a l’autre France, pas celle des Huns ; celle des Autres ! Dans cette France là, ce n’est pas la valeur qui fait la différence. La richesse, le coût, l’argent nous importent peu ; on ne pèse pas les âmes avec cette balance là ! Aux valeurs, on préfère les principes et aux droits, les devoirs ! Chez nous, il n’y a pas de français de première ou de seconde génération, il n’y a que des Gens de France qui aimeraient bien qu’on les regarde comme tels. Et qui sont-ils ces Gens de France ?

Ils sont divers, variés, très anciens ou pas encore nés, les Gens de France, comptent les uns et les autres, les français, et ceux qui ne le sont pas, mais vivent aussi chez nous pour un temps ; ils sont également Gens de France. Ils sont les peuples de France et il n’y a aucune raison de les amalgamer et d’en faire des citoyens indifférenciés. Quand nous comptions en âmes, nous respections mieux la personnalité de chaque « Un ». C’est avec ces Gens de France que nous consoliderons la France de demain. Aujourd’hui nos élites gouvernementales qui ne voient que par l’égalitarisme, imaginent une société où la pensée unique et le nombre font loi. La morale et la religion deviennent laïques, la France devient la fille cadette d’on ne sait trop qui… D’ailleurs la famille dissolue est remplacée par un compagnonnage abâtardi ! Et que dire de ces appellations inadéquates de compagnes et compagnons qui remplacent aujourd’hui les beaux noms de maris et femmes ?

Les Gens de France observent goguenards la France qui se délite, sans toutefois s’alarmer, ni prendre trop au sérieux les annonces catastrophistes des politiciens de tous bords ; car leur ingéniosité et leurs ressources sont là, et les possibilités sont réelles et nombreuses. L’espoir est là, bien présent, il faut simplement s’y mettre ! Se mettre au travail, arrêter de croire les bonimenteurs, arrêter de penser que seule la croissance, et donc l’Argent est maître de notre destin. Les valeurs devenues marchandes ont perdu leur noblesse, et il faut cesser d’évaluer les choses et les gens à leur coût ou à leur prix supposé. L’âme humaine ne doit pas être ainsi pesée comme une livre de viande ! Aux valeurs préférons les principes et aux politiciens candidats à la présidence, préférons nos princes…

Guy Adain

Aidez-nous à faire connaître cet article en le partageant sur les réseaux sociaux.