Donnons un roi à aimer

Un sujet d’inquiétude. Inquiet, oui, inquiet, et comment ne pas l’être ? Quel français aujourd’hui ne l’est pas ? Oh non ! Ni pessimiste, ni dépressif et encore moins accablé ou désespéré, non simplement perplexe et inquiet. Inquiet de ne plus comprendre, inquiet de ne plus discerner la route suivie, inquiet de voir mon pays se diluer dans l’Europe, jusqu’à en perdre sa culture et son âme. Et si seulement il ne s’agissait que de ne se dissoudre dans l’Europe… Mais, c’est bien pire…

Et pourtant nous avons un gouvernement directif qui semble suivre une voie choisie et bien identifiée. Tout le problème est là : mais où nous mènent-ils ? Les options économiques sont irréalistes, irréalisables et pour la plupart démagogiques. Des lois douteuses sur la famille et la bioéthique, des orientations incompréhensibles voire farfelues dans l’enseignement et la culture. Et le plus étrange étant d’emmener la France sur une voie que les français récusent largement. Personne n’est satisfait et l’inquiétude monte. Les jeunes sont frileux et les aînés ont peur, l’avenir qui certes se colore en rose n’enthousiasme guère, la vie en rose a perdu ses attraits et l’inquiétude est à son comble.

Jamais un gouvernement de la France n’avait instauré des lois aussi aberrantes, caricaturales et grotesques. C’est le grand carnaval, les bouffons sont au pouvoir, sous le regard goguenard des peuples de France. Alors oui nous sommes inquiets, terriblement inquiets. Certes cela serait grave et catastrophique si nous les laissions faire. Mais bien évidemment il n’en n’est pas question, la fête des fous n’a qu’un temps et sa Majesté Carnaval doit finir brûlée, comme il est de coutume à carnaval. Rien de tout ce que nous observons dubitativement n’est sérieux et comme à l’école, il faudra sonner la fin de la récréation… Alors reviendront les sujets de satisfaction, ils remettront au travail les sujets de divertissement et tous ensemble, sujets du royaume de France nous porterons le Roi à notre tête.C’est impossible me direz-vous ! Impossible, politiquement incorrect, décalé, ringard, fâcheux, comme ils disent.

Hé bien assumons-le, revendiquons-le : il y a des royalistes, ni nostalgiques, ni utopistes et qui croient très sérieusement et très sincèrement à l’option monarchique en France. Persuadés très simplement que la Famille est la base de la société, tout part de la cellule familiale,dans laquelle s’opère par l’amour la fusion du Père et de la Mère pour donner la vie et donc l’avenir ! L’Amour étant le garant de l’ordre du monde. Quoi de plus naturel de vouloir prendre comme symbole et mettre à la tête du pays, une famille royale, « La Famille Royale de France » ! Quoi de plus naturel que de s’identifier à elle avec ses joies, ses peines ses épreuves ; une vraie famille française, très ancienne et très moderne qui a connu et qui connait tous les accidents de la vie ? Quoi de plus naturel que de vouloir retrouver un père plutôt qu’un parâtre, un vrai patron plutôt qu’un président lointain et distant ? Les français souffrent aujourd’hui du manque d’authenticité, le monde devient désincarné, virtuel déshumanisé. Alors quoi de plus naturel que d’être royaliste, de vouloir renouer le lien avec le pouvoir par la chair et le sang, que de partager la vie de famille de celui choisi par nos pères il y a plus de mille ans.

Aujourd’hui en France la notion de monarchie est au mieux inconnue, au pire accolée à l’idée d’une dictature aux prérogatives despotiques. Quand on aura qualifiée la monarchie de système archaïque, périmé, profondément inégalitaire et anti démocrate, on s’approchera de l’idée négative que s’en font les français. La France, la vraie, est née en 1789 et la Révolution est notre plus belle conquête. Notre Constitution le stipule « La forme républicaine du gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision » (art 89) [Sic].

Il est temps pour nous de reprendre la parole et de proposer notre solution. Faisons la Résolution ! Prenons la résolution inébranlable de redonner à la France sans heurt ni fracas l’Âme qu’elle avait perdu.
Présider est une chose, régner en est une autre ! Les meilleures qualités pédagogiques ne remplaceront jamais l’amour filial. Le Roi aime son Peuple d’un amour charnel, et le Peuple aime son Roi parce qu’il lui appartient ! On a pu tuer le Roi, mais on n’a pas tué l’Amour. Il est resté latent, sans emploi, créant un vide, une frustration douloureuse et souvent incomprise. Les français n’aiment plus leur dirigeants, qui à force de rabotage, d’égalitarisme et de pseudo « normalité », ne présentent plus aucune qualité qui les faisaient s’élever au dessus du lot et leur donnaient la légitimité. Ne croyant plus à rien et n’aimant plus grand-chose, les français souffrent de ce manque d’affection ; un vide immense est à combler.

Guy Adain

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