Qu’est-ce que l’Europe ? Sûrement pas ce qu’elle prétend être en tous cas. Pour se dédouaner, l’oligarchie au pouvoir nous assure que l’eldorado, c’est pour maintenant… Un refrain que nous entendions déjà hier et que nous réentendrons demain. En créant ce « grand marché », l’oligarchie a donné la priorité aux normes, aux quotas. Elle a créé des crises à répétition dans des secteurs de plus en plus nombreux. Elle a ouvert les vannes aux drames humains, aux malheurs, aux souffrances. L’égocentrisme des puissances d’argent est par définition un frein à toute solidarité, à tout regard altruiste. Ces pouvoirs aveugles autant qu’abstraits confisquent nos libertés au nom d’une idéologie réductrice. L’État, de son côté, ne fait rien pour partager les efforts de chacun. Il faudrait savoir tisser l’unité de l’Europe sur la trame de la diversité de ses nations.(…)

Nous ne devons jamais oublier que l’Europe représente une très vieille civilisation composée de femmes et d’hommes possédant une culture chrétienne commune aux différentes identités, ce qui en fait sa richesse. L’avenir à construire ne peut être celui des banques ou des technocrates, contraints de demeurer au strict service du politique. L’art de la politique ne serait-il pas justement de trouver le juste équilibre entre les contraires pour harmoniser la société, dans le respect des libertés de chacun, afin de rendre la progression de notre humanité moins chaotique et plus heureuse ? Nous serions alors bien loin de la simple « gestion des choses ».

Construire sur un rêve semblait une bien belle idée. Mais face à l’oublie que toute civilisations n’a pour bâti que « l’homme-brique » et pour seul ciment l’amour et l’espérance, alors le rêve vire au cauchemar. La tour de Babel est l’exemple de plus symbolique de l’orgueil de l’humanité, l’avertissant de son opacité qui risquerait de l’amener à son autodestruction. C’est ainsi que la gouvernance chaotique de l’Europe devient progressivement une machine diabolique qui ne dit pas où elle va tandis que les Européens se trouvent confrontés à une dramatique conjoncture humaine, économique, financière et terroriste. Un bateau ivre sans capitaine ni gouvernail dans une tempête déchainée…

armes-du-comte-de-parisMonseigneur le comte de Paris, de jure Henri VII de France

« La Royauté de l’Homme », aux presses du Châtelet

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