Jean de France: La question sociale, une histoire de famille

« La question sociale était la grande préoccupation de mon grand-père : la Fondation Condé, qu’il a créée pour les personnes âgées, en est l’illustration. Personnellement, je me suis toujours engagé auprès des personnes handicapées, le handicap, à travers ma sœur et mon frère, faisant partie de mon quotidien. De plus avant mon mariage, j’allais régulièrement à Lourdes comme brancardier. A Toulon, lors de la présentation de mon livre, j’ai eu l’occasion de visiter un quartier «difficile» et d’y observer l’action de l’association Le Rocher, qui vise à rétablir une verticalité et une horizontalité. La verticalité, c’est la difficulté qu’éprouvent ces populations, installées depuis peu de temps et touchées par le chômage, à s’enraciner. L’horizontalité, c’est surtout le mal-être des jeunes et le divorce des générations, particulièrement sensibles dans ces quartiers.

Or un prince a toute capacité à agir sur ces questions. En effet qui, mieux qu’un prince, qui incarne l’histoire de France dans toute sa continuité vivante – mon père comme chef de Maison et moi comme dauphin – peut expliquer à ces populations ce qu’est l’enracinement et leur proposer des perspectives de sortie, en faisant de la question éducative au sens large (les relations avec la famille et l’enseignement) et de l’accès au travail des priorités ? Il convient de leur redonner espoir. Ces quartiers, où vivent des populations diverses tant sur les plans culturel que religieux, sont un vivier naturel de réflexion et d’action pour un prince, apte, de par sa position, à leur faire partager un destin commun. Les politiques ne le peuvent pas parce qu’ils défendent des intérêts particuliers. Lui, au contraire, défend le seul bien commun, il est au service exclusif du pays : c’est tout l’intérêt d’avoir des rois et des reines. »

Armes du prince Jean de FranceParoles de Jean de France, Duc de Vendôme

dans l’AF 2000 n° 2812

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