Henri VII: «  Supprimer l'Histoire des programmes scolaires, ce n'est peut être pas si innocent »

Pourquoi supprimer l’Histoire des programmes scolaires ? Ce n’est peut être pas si innocent …   Je me souviens avoir visité avec la Princesse Micaela, il y a   quelques années, le ravissant petit cimetière de Cadouin en Périgord.   Au centre de ce lieu de paix, entouré de douces collines rougeoyantes en cet automne, il y avait une petite chapelle romane,   lieu de sépulture du Seigneur Chevalier, retour de croisade. Il   s’était fait enterré avec ses deux épouses, l’une chrétienne avait   géré le domaine en son absence, l’autre issue de l’islam l’avait  suivi retour de terre sainte. Cette cohabitation de deux conceptions  de la spiritualité, par delà les siècles, était immortalisée par des   fresques sur les murs de la chapelle, dont le Seigneur Dieu entouré  de part et d’autre par le soleil et la lune…

La Méditerranée a été durant des siècles un creuset de civilisation   où la chrétienté et l’islam se sont mêlés et se sont respectivement   acceptés. Des liens profonds se sont inscrits dans la durée, grâce en   partie aux dynasties Almohades et Almorabides de la péninsule   ibérique. Imprégnés de la culture Grecque, Byzantine, Égyptienne et   Perse, ils nous ont apporté le chiffre « 0 » en mathématique,  l’algèbre, ils nous ont fait redécouvrir la philosophie d’Aristote,  ils nous ont apporté le luth, enfin ils ont fait progresser la  médecine. Leur tolérance vis à vis de toutes les autres religions est  connue et la cohabitation était chose courante même si chrétiens et  juifs payaient l’impôt, alors que le musulman en était exempté.  Malheureusement ces rapports fondés sur la recherche de la   connaissance et la tolérance de la diversité de l’autre, se sont   distendus pour se rompre, engendrant des incompréhensions et la   Méditerranée, faute de traits d’union culturels, est retournée aux   guerres commerciales, aux razzias réciproques d’esclaves ou de   galériens opposant le nord au sud.

Il serait temps de comprendre et d’accepter ce qu’il en est de la   véritable spiritualité qui puise sa sève dans une vision structurelle   du monde et surtout qui fait appel à la responsabilité de chacun et  de tous, toutes choses qui ont forgé notre monde depuis la plus haute   antiquité. Mais lorsque les religions veulent imposer leurs   différences et se mettent à agir , cela génère le plus souvent des   guerres implacables dont tout peuple peut en avoir gardé d’amères   souvenirs.  Aujourd’hui nous sommes arrivés à un mauvais jeu de « saute moutons »   où les peuples, croyant ainsi de préserver, se laissent enfermer et  se réfugient en réalité dans une bulle de terreur, dont ils croient  et craignent que seule la guerre pourrait les en sortir. En outre le  sens que chacun peut avoir des exigences de l’âme, disparaît dans les   diktats du pouvoir, obnubilé par la nouvelle religion nihiliste, la   laïcité, ou peut être aussi par le calcul cynique des chiffres pour   les prochaines élections en offrant le droit de vote aux étrangers.   Car ceux qui ont étudié véritablement l’islam actuel, savent bien que   la charia et ses applications ne sont pas réellement intégrées au   corpus originel du Coran.

On ne peut supprimer l’Histoire, nos racines profondes, ni faire   table rase de nos aspirations à comprendre et à nous dépasser,   éléments essentiels de notre civilisation judéo chrétienne. A vouloir   trop tirer sur la corde on heurte fatalement un grand nombre de   consciences, quitte à les briser. Heureusement qu’en ce printemps en   France les veilleurs, les anciens et les plus jeunes générations sont   encore pacifiques et encore dans la non violence. Souhaitons que le   pouvoir actuel n’attise pas cette flamme, volontairement maintenue   contenue par des Français responsables, cette flamme déterminée et   assurée de durer car elle récuse le faux idéal de mai 68 vécu et   accepté par leurs parents. Si l’on ouvre volontairement les vannes  des banlieue, on pourrait assister à de terrifiants affrontements     et ce serait la honte pour la France et une tache ineffaçable de  l’Histoire de la France.

Heureusement il existe encore en notre merveilleux pays de nombreuses   richesses et pas seulement celle de notre terroir, de notre culture,   mais bien évidement celle des Français et des Françaises qui, par  leur travail, leur dévouement vis à vis d’autrui, nous redonnent le  goût de vivre et de nous dépasser, comme ils nous en montrent la  voie, nous faisant participer à leur immense élan de force et de  courage.  Il en est ainsi de la “Patrouille de France”, ces derniers chevaliers   du ciel, héritiers de Mermoz, Guynemer et Saint Exupéry. Mais plus  que la beauté et la perfection du geste qu’ils savent dessiner dans   l’éphémère du ciel bleu de Provence en défiant le danger, il y a   l’amour du travail parfaitement exécuté et la solidarité d’une   fratrie, épouses comprises, car elles connaissent le péril qui ne  peut être que mortel… Tout cela s’enseigne et cette discipline  extrême, garante de la vie de chacun et de tous, c’est la belle école  de la vie. Constater qu’il existe encore en France des hommes et des  femmes capables d’une telle abnégation dans leur métier redonne  espoir en notre Patrie. De même nous sommes heureux de constater que  la jeune génération, la relève, par le truchement de ces  manifestations s’accroche de tout son poids  à nos racines, à notre  Histoire qui est déjà la leur et qu’ils écrivent en lettres de lumière.

armes-du-comte-de-parisParoles d’Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.

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