Henri VII : " Peintre par goût, prince par état "Peintre par goût, prince par état, j’ai souhaité capter ces bruissements qui nous entourent par le truchement d’ aquarelles et  lavis qui me parlent de mon pays, de ma terre, de la France.  L’art est la création d’une œuvre qui exprime le goût et les affinités esthétiques de son créateur. L’artiste conserve la liberté de sa palette, de ses burins et de ses outils pour puiser dans le rapport profond et intime qui existe entre le moi et le subconscient et l’exprimer enfin dans la réalité du vécu. Au terme de  l’entreprise, disait le grand médecin Paracelse : « les antagonismes  initiaux se résolvent et se traduisent conjointement dans une  apothéose spirituelle et matérielle célébrant l’avènement de l’Esprit universel. »  Telle fut la conception d’une œuvre d’art par tous ceux qui nous ont précédé et que notre involution actuelle tente de remettre en question, d’éradiquer même, sous le fallacieux prétexte d’une liberté retrouvée, mais destructrice, ou celui du progrès rejetant de ce fait toute instruction, toute éducation, toute transmission d’un savoir et donc toute tradition.

Paradoxalement jamais la production « artistique » n’a été plus prolifique de nos jours et jamais, en parallèle, les expositions de maîtres tels que Velasquez, l’or des Scythes, Van Gogh, Goya   n’ont   bénéficié d’autant de visiteurs attentifs. D’un côté beaucoup d’affabulateurs courtisés par certains médias, des spéculateurs et certains marchands de placebo, de l’autre un public respectueux et avide de connaissance, de beauté et de découvrir et comprendre leur siècle presque totalement déstructuré, puisque presque tous nos repères ont été inversés voir gommés.  L’art est devenu de nos jours affaire de modes et de transgressions et le domaine de prédilection de ce genre de manipulateurs du populaire. Naît alors la croyance en la faculté pour chacun d’une production en ombre chinoise qui permettrait à tous de devenir des « artistes » à moindre frais et à moindre effort. On croit pouvoir se passer de l’apprentissage, on oublie l’importance de l’acte  méditatif, on veut que tout nous soit dû maintenant et tout de suite  au prix du moindre effort. Et pourquoi pas puisque ce principe  d’imposture installé au sommet nous en donne l’exemple.

Chacun subit avec plus ou moins de peine les modes, les conditionnements et les slogans imposés de l’extérieur, mais rarement mûris de l’intérieur et l’être robotisé que l’on nous impose comme image, a l’âme stérilisée. On nous distille ce qu’il faut aimer,  faire ou penser et notre capacité de juger par nous mêmes s’atrophie  pour bientôt disparaître dans les mêmes égouts que notre liberté  d’être. Au point d’en conclure qu’il existe une volonté mondialiste  diabolisée, de réduire l’être humain à l’état d’esclave, ou de pion  au profit de castes complices qui s’arrogeraient le droit de tout  diriger.  Mais toute nouvelle structure ne peut s’édifier, pour durer, que dans l’harmonie. Ainsi la paix des États, la paix civile découlent de la paix des cœurs et de l’âme et l’Art en majuscule en devient un des vecteurs. Ce n’est pas un phénomène immanent mais la manifestation de l’harmonie d’une société d’une nation gouvernée sereinement et dans la fermeté.  Shalom disent les Hébreux, Salam nous répliquent les Arabes. Souvenons nous de la cité de Salem dont Melchisedek fut roi-prêtre. Personnage mythique, peut-être, personnage symbole qui nous oblige à  considérer la paix comme une volonté et une nécessité d’ordonner le chaos intérieur par un équilibre rigoureux dans la voie du Beau, du Bon et du Juste, dans la voie de la Paix et de l’Amour.  Des génies, peintres splendides… ils existent pourtant. Un Nicolas de Stael, un Francis Bacon expriment de façon terrifiante mais forte leurs angoisses, leur génie inachevé, la grande angoisse ontologique   de notre civilisation pourrissante qui ne sait plus où elle en est.  Certaines « œuvres » se moquent ouvertement d’une perte des  consciences et des joies que devrait provoquer l’œuvre elle même, de  celles qui vous transportent en joie vers le haut, l’exaltation du  cœur et celle de l’âme!

Ne soyons pas esclaves d’une domination qui nous laisse sans voix et  sans joie. La “mode” est là peut-être pour nous suggérer qu’il faut tout ingérer, y compris le pire, si nous ne voulons pas être considérés comme des imbéciles. C’est ainsi qu’au siècle dernier  Roland Dorgelès et sa bande d’amis a exposé à grand tapage médiatique l’œuvre contemporaine du nouveau peintre « Boronali ». Toute la presse  et les critiques d’art ont encensé la découverte de ce génie.  Quelques semaines plus tard Dorgelès dévoila le nom du peintre:  Aliboron…A la campagne, avec des amis et devant Huissier, un âne  attaché à un piquet recevait des carottes. Sa queue trempée dans  diverses peintures variées s’agitait de contentement sur une toile  vierge!  Toute œuvre terrible mais parfois belle ressort d’un travail, d’un  accouchement, respectable parce-qu’il y eut ce travail. Les artisans parfois trop souvent oubliés et même sous estimés sont pourtant infiniment respectables. Ce n’est pas par hasard que leur fratrie porte fièrement le nom de Compagnons du Devoir.

 

armes-du-comte-de-parisParoles d’Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.

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