Henri VII: « Mensonges ou tricherie ? »Un jour la Princesse Micaela m’a raconté que sa mère l’avait   convoquée pour lui enseigner des principes d’une éthique sévère,   héritée de sa propre mère, Wasp bostonienne et de son propre père,   Ambassadeur d’Espagne. Micaela avait huit ans. « Dans notre famille il   peut arriver de forniquer, c’est très mal, lui dit elle. On peut  tuer, c’est pire, mais on ne sait jamais cela se pourrait. En  revanche, MENTIR JAMAIS.  Le mensonge pourrit la vie, car il se retourne immanquablement contre   celui qui le commet et le pousse à se parjurer… » Ce dernier mot   employé ces temps-ci pour désigner un présumé coupable m’a étonné de   la part de cette république qui se prône laïque. Car, entre nous soit   dit, on ne jure que sur les textes sacrés, évangiles, bible ou coran.   On ne se parjure que si l’on est pénétré d’une conviction cachée,   autre que laïque et une croyance en un Dieu que l’on voudrait renier   et éradiquer de son esprit. Ce gouvernement retrouverait-il, à son   insu, des réflexes d’antan et renierait-il le petit père Combes? Par   ailleurs il se peut que le Pouvoir actuel puisse croire nécessaire,   plus que jamais, de ne pas toujours dire la vérité, mais qu’il ait   estimé juste de la dissimuler sous le couvert de diktats lancés à  la va-vite derrière un écran de fumée. Il apparaît clairement à un  nombre grandissant de Français que le rôle du Pouvoir, imprévu, qui a  échu brutalement sur les épaules d’un homme de bonne volonté, était   peut-être trop lourd. Y était-il préparé ?…

Parfois la romance racontée pourrait être poétique, intéressante,   une sorte d’arabesque si éloignée de la vérité qui estompe celle-ci,   la transforme et la rend réelle. C’est ainsi que l’islam est devenu   depuis le X° siècle en Andalousie le champion de ce mot “arabesque”   qu’il a inventé et qui rend le mensonge si gracieux autant  qu’agréable à voir ou à entendre.  Chez nous en France le mensonge est devenu l’arbre qui cache une   forêt de cactées. Pour de nombreux Français héritiers du   christianisme, de même que ceux qui se réfèrent aux mânes des   incorruptibles Robespierre et Saint Juste, l’argent c’est le péché. A   ce titre la Terreur a eu à cœur de guillotiner nombre de gens sans   jugement préalable, riches de préférence ou pauvres. Dans les siècles   précédent les folies vengeresses de la Terreur il y eut des périodes   pacificatrices, notamment dans la foulée de terribles guerres comme   celle de “cent ans” contre l’Angleterre où de grands commis de  l’État, pour n’en citer que deux, Jacques Cœur, grand argentier du  Roi Charles VII et un peu plus tard, Sully ministre conseiller  d’Henri IV, surent relancer le commerce et l’industrie et faire  revivre la France. Ils s’enrichirent beaucoup et la France avec eux,  grâce à eux. Nul ne pouvait leur en vouloir de cela, car avec l’appui  des Rois, la France était redevenu prospère et les Français avaient à  nouveau le pied à l’étrier.

Depuis la révolution thermidorienne l’argent est devenu impur, c’est   l’ennemi. C’est pourquoi on le dissimule dans des alcôves secrètes   qui, d’ailleurs ne le sont que pour le tout venant. C’est ici que  peut commencer le grand mensonge. Il faut bien reconnaître que la  politique s’enseignant à Sciences-Po, à l’ENA et dans diverses  grandes écoles n’est plus seulement un instrument de connaissance  mais un choix de carrière pour gagner sa propre importance. Dans les  temps d’avant 1789 on servait la France. Depuis,  la durée des  mandats électifs se rétrécissent de plus en plus et dépendent de paramètres de plus en plus aléatoires, on est alors   poussé à activer le destin et l’on devient peut être indifférent au   renouvellement des forces vives de la France. Le nœud du problème se   situe à ce niveau. Il faudra bien un jour trancher ce nœud. Car par   ailleurs l’honnêteté, le dévouement, parfois les sacrifices d’une vie   offerte au service de la France existent. On ne réglera pas le  service de la France, les mensonges, la jalousie et la haine des  riches par des mesures inadaptées. Cela demande de la patience, de la  fermeté, de l’écoute et de la consultation.Il ne faut pas jeter de  l’huile sur le feu en humiliant ceux qui n’ont pas d’argent et en  rendant jaloux ceux qui ne peuvent pas en avoir.  C’est à croire que l’on veuille pousser la France dans une nouvelle   guerre de “religion” celle de l’argent, attisée par des maladresses,   des mensonges et dernièrement, ce 12 avril 2013, lorsqu’un Sénat   subjugué par la « Baronne Vendredi » a voté à main levée, comme sous la   Terreur, lorsqu’il s’agissait d’obtenir une légitimité volontairement   anonyme qui lui permette d’assassiner légalement le Roi Louis XVI.

Ce   12 avril 2013, c’est la démocratie que l’on assassine. L’opposition   somnole… alors que le règlement intérieur du Sénat lui laissait la   possibilité de faire plus qu’entendre sa voix, lui permettait de   s’opposer à ce déni de démocratie.  En dépit de la honte que je ressens et de la colère qui pourrait   m’envahir, je souhaite que les Françaises et las Français ne se   laissent pas tenter par le piège d’une désespérance incontrôlée qui   les broie. En revanche donnons tous, à ceux qui nous gouvernent,   l’exemple de notre dignité, de notre pacifisme par un Silence de   Vrais Seigneurs, que nous sommes tous, lors des rassemblements  prévus en ce mois de Mai.

Et que vivent la France et les Français.

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Paroles d’Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.

www.leblogducomtedeparis.fr

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