Henri VII : " l'Egalité ? "

Un pouvoir qui ne respecterait pas les différences et la diversité  des Français, pourtant inhérente, nécessaire et enrichissante à notre monde, tendrait à opérer une uniformisation politique, sociale, religieuse et culturelle où tout ce qui est hors norme deviendrait incorrect et à éradiquer de toute réflexion possible. Quelle liberté véritablement démocratique ? La compréhension de  chacun ne peut être aidée que par une éthique fondée sur les valeurs  millénaires de notre civilisation. Le mythe du « géant Procuste », dans la Grèce antique, pourrait bien se reproduire de nos jours: il détroussait les voyageurs, les conviait à sa table puis à dormir dans un lit unique. Ceux qui n’étaient trop  grands et dont les pieds dépassaient, il les leur coupait, ceux qui  étaient trop petits il les étirait afin qu’ils soient tous  égaux. Tous égaux ou tous semblables et mutilés?

L’égalité fut souhaitée, depuis la révolution française de 1789 comme  un symbole de respect pour tous. De nos jours ne risquerait-elle pas de devenir une perversion d’une idéologie qui se croirait ou se  voudrait moderniste. L’égalité pourrait-elle alors se trouver confrontée à de nouvelles normes technocratiques? Une sorte de  totalitarisme exercé par ceux qui tolèrent les actions et les  jugements d’autrui, à la seule condition qu’ils répondent à leur propre critère. Qui se souvient, (s’il ne l’a pas, il est toujours en bibliothèque) de l’œuvre écrite par George Orwell : « 1984  »? Lorsqu’un peuple est amené à souffrir excessivement comme aujourd’hui, de manipulés exsangues, les gens pourraient devenir de féroces carnassiers. Car vivre avec les efforts et les joies qui  pourraient apporter à chacun le satisfaction d’une vie réussie, devrait être ce me semble la mission de tout gouvernement, sans pour autant froisser, en allant à l’encontre des croyances d’une majorité  de la population. Certes une grande partie de la planète vit sous la pression effroyable de la crise. Le Gouvernement de la France ne devrait-il pas user avec plus de justesse de la réduction de ses dépenses. Serait-il imaginable que le chef de quelque parti que ce soit au pouvoir, s’il ne rencontre pas les peuples de près, puisse prendre  des décisions, intellectuellement séduisantes, mais humainement d’une extrême gravité, pour chacun et pour tous sans faire appel à la réflexion de chacun sur leur présent et sur leur avenir ? Les Français de nos jours, privés (volontairement?) de leurs repères ne risquent- ils pas de perdre la signification de leurs points cardinaux?

Du temps des Rois qui ont œuvré depuis plus d’un millénaire, pour l’unité de la France et des Français, tout en respectant l’identité  de chacun, ne parlaient-ils pas des Français en évoquant les « Peuples  de France »? Gouverner c’est prévoir. La politique est un art, une science de la recherche sans fin d’un équilibre harmonieux, dans lequel chacun  devrait pouvoir trouver sa place, et atteindre ce que les Sages appellent la « royauté de l’Homme », seule force qui puisse nous rendre  égaux, chacun dans son registre.

La fierté de l’honneur de présider aux destinées de la France, celle de certains Ministres apparemment plus émus par leur promotion que  par la nécessité de réfléchir en profondeur aux besoins et au devenir de notre pays, sont-ils véritablement conscients de leurs  responsabilités et de leur rôle ? Ne faudrait-il pas plutôt prendre exemple sur le comportement du  “clan des suricates” dont certains dominants se dévouent pour  garantir la place de chacun et l’espace vital du clan?

armes-du-comte-de-parisParoles d’Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.

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