Henri VII: « J'ai fait un rêve pour 2013 »

En cette veille du jour de l’an, le Roi Ubu m’est apparu en songe. Il m’a dit …J’ai entendu les lamentations de mon peuple et j’ai été touché par leurs larmes. Comme l’exemple doit venir de l’Olympe où je me tiens, J’ai donc décidé, dans le souci de mettre de l’ordre dans mon Palais, d’épouser ma “concubine”.

Pour ce qui concerne mon Royaume et nos sujets, j’ai convoqué le Grand Vizir et lui ai donné mes directives. Après avoir consulté mes sages et mes astrologues, il s’est avéré que l’impôt ISF nous coûte plus cher à percevoir qu’il ne nous rapporte. Il faut donc le supprimer, car tout impôt ou taxe fondé sur une idéologie est construit sur du vent, par définition volatil. De même mes astrologues m’ont suggéré de baisser le prélèvement sur les revenus et les biens de nos sujets, me démontrant par A+B que plus j’aurai de riches en mon Royaume, moins il y aurait de pauvres, car plus il y aurait de fortunés sur nos terres, plus ils investiraient et ainsi plus il y aurait de création d’emplois. Ce raisonnement lumineux m’a convaincu. Je ne suis pas fou…

Corolairement à cette grande décision, je veux, en ce début d’année, vous faire un autre cadeau, mes chers sujets. Oui j’ai enfin décidé de diminuer les dépenses pharaoniques de l’État, les dépenses pléthoriques de nos Régions et Départements. Afin d’être conséquent dans cette heureuse stratégie et de faire des économies dans nos dépenses régaliennes, je vous promets de ne plus soutenir par nos Finances Royales les partis politiques et les syndicats. Ils devront dorénavant vivre des cotisations de leurs adhérents. Ce n’est que justice, n’est ce pas?

Pour qu’ils puissent exister quand même, comme cela se fait dans toute vraie démocratie, regardez chez nos voisins, le vote devient obligatoire. Adhérer à un syndicat devient également obligatoire, même si cela ne concerne pas les entreprises de moins de cinquante salariés. Quant aux associations, aux ONG pléthoriques et souvent inutiles qui gravitent autour de mon Pouvoir et qui sucent le sang de nos sujets, elles devront maintenant subsister de la bienveillante charité de ceux qui les soutiennent, c’est ce que l’on nomme le mécénat. Certes toutes ces réformes ne me feront pas que des amis. Mais comme j’aime mes sujets, que je désire leur rendre leur liberté d’entreprendre, comme je vous respecte, vous m’en serez reconnaissants et redevables. L’enseignement grammatical de notre enfance ne nous dit-il pas que le verbe sans sujet n’a point d’existence car il est inopérant. Le redressement de notre Royaume doit, pour être réel, tangible, passer par l’approbation de nos Parlements. Après mûre réflexion, j’ai décidé de revenir aux sources de la démocratie. Il me fallait pour cela, et c’est chose faite, éradiquer drastiquement les lobbies, chapelles ou commissions aux quelles j’ai cru devoir faire appel pour donner du temps à ma réflexion, tout organisme qui se livre à des “cuisines” qui dénaturent les beaux fruits de notre politique. Le retour aux sources exige le suffrage universel des seuls sujets de mon Royaume et le vote au scrutin uninominal à un tour.

Enfin, j’aimerai, comme on dit, tordre le cou à une rumeur qui me peine et m’insupporte. En effet l’abominable masque de la calomnie a susurré à mon oreille des propos affreux. J’ai cru comprendre que l’on m’imputait le désir d’abréger la vie et les souffrances du troisième âge en raison du déficit des régimes de retraites et dans le but de soulager notre Royaume d’un fardeau financier. Cette médisance m’a fait une peine immense et m’a chagrinée. J’ai donc décidé, puisque la longévité de la race humaine augmente, de repousser l’âge de la retraite à soixante cinq ans et de demander à nos médecins de tuer la souffrance sans tuer le malade. Le Roi Ubu s’est alors penché vers moi: j’aimerai être aimé à la mesure de tout ce que je fais pour vous comprendre, et il ajoute: le  coq va chanter, je dois me retirer, dis leur, dis leur …….. bonne…….A…… et son image a disparu.

Je pense qu’il me chargeait de vous souhaiter Bonne Année 2013. Quant à moi, Henri, Comte de Paris, héritier de plus de mil an de construction de la France, j’en appelle à tous nos contemporains qui souffrent comme moi des divagations qui risquent de nous déchirer les uns contre les autres, à un retour à une solidarité chaleureuse et plénière. «  I had a dream  »avait clamé Martin Luther King. Plusieurs années plus tard le rêve était devenu réalité.

armes-du-comte-de-parisParoles d’Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.

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