Henri VI : « La Monarchie a fait la France  »

Faire la nation française, tel a été le premier service rendu par la Monarchie. A l’avènement des Capétiens, le pays était entièrement morcelé et le domaine de Huges Capet se bornait à L’Ile-de-France et à l’Orléanais. Dans un effort qui dura dix siècles, la diplomatie, la patience, la ténacité des Capétiens firent la France d’aujourd’hui en lui donnant son unité, un cerveau et un cœur.

Quel régime pourrait inscrire à son actif une œuvre d’une aussi admirable continuité? Est-ce une république soumise aux fluctuations de l’opinion, changeant à chaque instant de gouvernement et dont les ministres sont absorbés par leur politique partisane? Est-ce une dictature, dont la vie toujours précaire est subordonnée à celle du maître du moment? Non : seul une dynastie nationale était de force à entreprendre et à mener à bien la construction d’un tel édifice. C’est en cela que l’hérédité, principe de la Monarchie, revêt sa signification profonde. Renan lui-même, dans ses « Dialogues philosophiques », l’a fortement marqué, lorsqu’il a dit d’un royaume qu’il est  « une nation concentrée en un individu ou, si l’on veut une famille, et atteignant par là le plus haut degré de conscience nationale » . Le Roi, a-t-il ajouté, est « le cerveau permanent de la nation ».

armes-du-comte-de-parisParoles d’Henri VI comte de Paris (1908-1999)

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