La République est particulièrement fière de sa politique scolaire. On a pu dire que la République c’est l’école et il semble acquis pour tout le monde, y compris pour beaucoup de royalistes, que c’est grâce à la République si tous les Français peuvent accéder à la lecture, l’écriture, la culture en général. Pourtant, si l’on se penche sur les caractéristiques de l’école française, on se rend compte que beaucoup d’entre elles sont en fait antérieures aux lois scolaires de la troisième République.

 

La gratuité, si ce n’est pour tous, du moins pour les plus pauvres ? Elle existe au moins depuis le concile de Trente. L’obligation scolaire ? C’est Louis XIV le premier qui impose la scolarisation jusqu’à 14 ans. Le souci d’un enseignement de qualité ? C’est Louis XV qui crée l’agrégation et Louis-Philippe un corps d’inspecteurs pour contrôler la qualité de l’enseignement en France. Les grandes institutions du supérieur ? C’est Louis IX qui, avant même la papauté, reconnaît l’université de Paris, François Ier qui fonde ce qui deviendra le Collège de France. Sans compter le réseau des collèges, soutenus par les rois de France ou leur entourage. Finalement, seule la laïcité de l’école est réellement une création de la troisième République.

 

Ce livre met en lumière le soutien actif que les rois, puis les prétendants et leurs soutiens, ont toujours apporté à l’école. Mais il met aussi en lumière que l’objectif de ceux-ci a été l’élévation du niveau culturel des Français, pas un objectif de propagande tel qu’il a pu l’être pour la République.

 

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