Philippe VII de France (comte de Paris) 1883-1894

 Philippe VII (comte de Paris)À sa naissance, le prince Philippe incarne la vitalité de la monarchie et reçoit le titre de comte de Paris de son grand-père, le roi Louis-Philippe. Quatre ans plus tard, en 1842, l’enfant perd son père, Ferdinand-Philippe d’Orléans, et devient donc l’héritier de la Monarchie de juillet. Or, le tout nouveau prince royal est trop jeune pour représenter la stabilité et pour rassurer les opposants à la politique de son grand-père. Par conséquent, lorsque éclate la révolution de 1848, sa famille est incapable de le faire proclamer roi des Français et la II ème République se met en place. Commence alors une longue période d’exil qui dure jusqu’en 1871 et durant laquelle le prétendant Orléaniste trompe difficilement son ennui. Au début des années 1860, Philippe d’Orléans se rend aux USA pour s’engager dans la guerre de sécession et, de cette expérience, il ramène une Histoire de la Guerre civile en Amérique.

Après la chute du II ème Empire en 1870, le comte de Paris regagne la France et s’investit dans la vie politique. Afin de renforcer les partisans d’une restauration monarchique, il accepte de reconnaître le « comte de Chambord » comme seul et unique chef de la Maison de France en 1873. Cependant, l’intransigeance du petit-fils de Charles X vis-à-vis des symboles de l’Ancien Régime rend impossible le retour de la monarchie et le comte de Paris doit se contenter d’attendre la mort de son cousin pour reprendre un rôle politique important. En 1883, le « comte de Chambord » trouve finalement la mort et la majorité des monarchistes se rallie au comte de Paris. Mais à cette date, la République a eu largement le temps de se renforcer et le prétendant ne parvient pas à prendre le pouvoir. En 1886, le vote d’une nouvelle loi d’exil contraint le comte de Paris et sa famille à quitter le territoire national mais le prince continue à essayer d’intervenir dans les affaires de la France. À chaque crise que connaît le pays, et particulièrement lors de l’Affaire Boulanger et du scandale de Panama, le chef des Orléans espère pouvoir monter sur le trône. Néanmoins, chaque espoir de restauration est suivi d’une nouvelle déception et le comte de Paris meurt en exil au Royaume-Unis sans avoir eu l’occasion de réaliser son rêve.

Philippe VIII de France ( duc d’Orléans ) 1894-1926

Philippe VIII de FranceLe prince Philippe voit le jour au Royaume-Uni, à une époque où les Orléans sont bannis du territoire national par la loi de mai 1848 . Dès sa naissance, la vie du prince est donc placée sous le signe de l’exil et tout semble indiquer qu’il en continuera longtemps ainsi. Pourtant, dès 1870, la loi d’exil touchant les Orléans est abolie, quelques mois plus tard, les décrets de confiscation des biens de l’ancienne famille royale sont abolis et le comte de Paris, père de Philippe, reprend possession des châteaux d’Ambroise, d’Eu et de Randan. Suivant la tradition établie par le roi louis-Philippe, en 1883 le comte de Paris confère à son fils, alors âgé de onze ans, le titre de « Duc d’Orléans». Dans les milieux monarchistes, cet événement ne passe pas inaperçu. Le « comte de Chambord » n’ayant pas d’enfant, le jeune Philippe d’Orléans représente, pour les Orléanistes et les Légitimistes d’alors, la continuité dynastique et nombreux sont ceux qui voient en lui le futur roi de France. Trois ans plus tard, en 1883, le prince est d’ailleurs reconnu comme le nouveau « dauphin » par ceux des royalistes qui font allégeance, à Goritz, au comte de Paris, après la mort du petit-fils de Charles X. Le 6 mars 1886, le comte de Paris organise, dans sa résidence parisienne (actuel Hôtel Matignon), une somptueuse cérémonie à l’occasion des fiançailles de sa fille aînée, avec le prince héritier du Portugal. La réception est strictement privée et ni le corps diplomatique ni des représentants du pouvoir n’ont été invités. Cependant, l’événement donne lieu à un énorme battage médiatique qui scandalise les républicains. Peu de temps après, des députés présentent un projet de lois d’exil devant l’ Assemblée Nationale et celui-ci reçoit clairement le soutien du gouvernement . Le 23 juin 1886, après bien des débats, paraît donc, au journal officiel, un nouveau texte qui bannit du territoire national les prétendants au trône de France et leur fils aîné et raye, en outre, tous les autres princes français des listes de l’armée. Avertis des résultats du vote alors qu’ils se trouvent au château d’Eu, le comte de Paris et le « duc d’Orléans » prennent la décision de quitter immédiatement la France. Avec le reste de leur famille et gagnent une nouvelle fois l’Angleterre.

Le « Prince Gamelle »

En 1889, l’effondrement du Boulangisme rejaillit sur le comte de Paris qui sort discrédité de son soutien au « général revanche ». Tandis que le prétendant s’enferme de plus en plus dans la tristesse, en France, certains royalistes cherchent donc à mettre en avant son fils aîné, dont la popularité n’a nullement été entamée par l’Affaire Boulanger. Or, en 1890, le « duc d’Orléans » atteint l’âge de vingt et un ans, ce qui devrait théoriquement l’obliger à réaliser son service militaire en France, s’il n’était pas exilé. Le directeur du journal le gaulois, et le duc de Luynes imaginent donc de le convaincre de rentrer illégalement en France afin d’y demander officiellement à la République la permission d’effectuer son service. Le jeune homme accepte immédiatement la proposition et cela sans en demander la permission à son père. Le 2 février, il se rend donc à Paris et se présente au bureau du recrutement, à la mairie du VII arrondissement puis au Ministère de la Guerre, pour se faire incorporer mais, à chaque fois, il se heurte à une fin de non recevoir de la part de l’administration. Enfin, le soir-même, il est arrêté dans la résidence du duc de Luynes. C’est seulement à ce moment que le comte de Paris est averti par télégramme de l’aventure de son fils. Le prétendant est alors ulcéré de ne pas avoir été prévenu de ce qui se tramait mais ne laisse pas transparaître publiquement son mécontentement. En attendant son jugement, le « duc d’Orléans » est incarcéré à la Conciergerie, où le duc de Luynes lui fait livrer de somptueux repas. Rapidement, la presse républicaine en reproduit les menus et, conscient de l’effet négatif qu’un tel traitement pourrait provoquer, le prince déclare publiquement qu’il « ne demande que la gamelle du soldat ». L’expression connaît immédiatement un grand succès et le prince en retire le surnom populaire de « Prince Gamelle », qui le suivra toute sa vie. Le 12 février, le « duc d’Orléans » est finalement jugé et condamné à une peine de deux ans d’incarcération pour être revenu dans son pays malgré la loi d’exil. Il est donc conduit à la prison de Clairvau x , mais il y reçoit un traitement spécial. L’administration lui fournit en effet un logement de deux pièces meublées et un gardien à son service. Cependant, après quatre mois de captivité, il est amnistié par le président de la République et reconduit à la frontière . De ces événements, le parti royaliste sort quelque-peu renforcé, mais pas assez pour faire véritablement trembler la IIIe République. Quant au « duc d’Orléans », il ne reverra plus jamais la France.

 

Jean III de France ( duc de Guise ) 1926-1940

Jean III de FranceMalgré la loi d’exil qui frappe les chefs des maisons de France depuis 1886, le prince Jean d’Orléans peut vivre et séjourner dans son pays jusqu’en 1924. Longtemps il n’est, en effet, qu’un cadet de la famille d’Orléans. Pourtant, au fur et à mesure que les années passent, tous les princes qui se situent avant le « duc de Guise » dans la lignée dynastique disparaissent les uns après les autres. D’abord ses frères Robert et Henri d’Orléans en 1885 et 1901, puis son père, le duc de Chartres, en 1910 et enfin ses cousins et beaux-frères Ferdinand d’Orléans, « duc de Montpensier », et Philippe d’Orléans, « duc d’Orléans », en 1924 et 1926. Mais si la République Française tolère longtemps le prince sur son territoire, elle lui interdit cependant de faire son service militaire au sein de son armée. C’est la raison pour laquelle le jeune prince d’Orléans se rend au Danemark, pays de son beau-frère Valdemar, pour y apprendre le métier des armes.

Revenu en France, le prince s’installe au Nouvion-en-Thiérache, domaine que lui a légué le duc d’Aumale, et y reste plusieurs années. Peu de temps après, il épouse sa cousine la princesse Isabelle. Mais, en 1909, le « duc » et la « duchesse de Guise », désireux de contribuer à l’expansion de la France d’outre-mer, quittent la métropole pour s’installer au Maroc, pays où la France essaie alors d’établir son influence. Cependant, lorsque le pays tombe finalement sous la domination européenne la maison du prince est placée sous le régime du protectorat Espagnole, tandis que le domaine agricole de la famille tombe sous le régime français . Lorsque éclate la Première guerre mondiale, le « duc de Guise » cherche à intégrer l’armée mais ni la  France ni ses alliés ne l’autorisent à revêtir leur uniforme et il doit donc se résoudre à servir dans la Croix-Rouge , ce qui lui vaudra tout de même la croix de guerre. Toutefois, une mission plus importante lui est accordée par le gouvernement français en 1915 : il s’agit d’une ambassade auprès de son oncle le roi Ferdinand 1er de Bulgarie. Mais hélas cette mission est un échec et Sofia entre en guerre aux côtés des pays de la Triple-Alliance.

Après la guerre, le « duc de Guise » regagne le Maroc mais la mort du « duc de Montpensier » et la séparation du prétendant d’avec son épouse, l’archiduchesse Marie de Habsbourg-Lorraine, bouleversent son existence dans la mesure où ils font automatiquement de lui le « dauphin » des Orléanistes. Le prince s’établit donc au manoir d’Anjou, en Belgique, tandis que son fils, le futur « comte de Paris », est envoyé à Paris poursuivre ses études . Deux ans plus tard, Jean d’Orléans hérite du statut de prétendant . Mais, il se trouve presque immédiatement face à de graves difficultés politiques puisque le pape Pie XI interdit aux catholique de soutenir Maurras et l’Action Française, c’est-à-dire les plus puissants soutiens de la de la maison royale de France à cette époque . L’entre-deux-guerres est donc une période d’éloignement et finalement de rupture, en 1937entre le chef de la maison royale (soutenu par son fils, le «comte de Paris ») et l’Action Française. Mais c’est également le moment où, pour la première fois depuis longtemps, l’orléanisme cesse d’être uniquement synonyme de conservatisme.

 

Henri VI de France  ( comte de Paris ) 1940-1999

Henri VI de FranceDès 1926, il est interdit de territoire national en vertu de la loi d’exil de 1886. Il habite donc en Belgique, au Maroc, en Espagne et enfin au Portugal. En 1929 son père le proclame « comte de Paris ».

Désireux de servir son pays, alors que la loi d’exil le lui interdisait, il s’engagea dans la Légion Étrangère, au début de la Seconde Guerre mondiale, sous le nom d’Henri Orliac, nom emprunté en 1909 par le duc de Guise, prétendant au trône de France et son épouse, lors de leur installation au Maroc (Orliac était le nom du clairon du duc d’Aumale).Il choisit d’abord la cause Pétainiste, ce qui lui valut de Pierre Laval la proposition de diriger le ministère du ravitaillement, ce qu’il considéra comme insultant.Par la suite, il se prêta, à Alger, en novembre-décembre 1942, à une conspiration organisée par le résistant Henri dAstier de la Vigerie. Ce complot visait à permettre au prince de prendre la place de l’amiral Darlan. Ce dernier, en effet, après avoir fait tirer sur les Alliés qui débarquaient en Algérie et au Maroc, du 8 au 11 novembre 1942, avait changé de camp, et, en qualité de haut-commissaire de France en Afrique, y avait maintenu intégralement le régime Vichyste, sous un protectorat américain. En outre, la présence de Darlan à la tête des autorités d’Alger empêchait l’unification, pour libérer la France, des forces de la France combattante et de celles de l’armée d’Afrique. Cette conspiration visait pas, à constituer sous l’égide d’Henri d’Orléans, un gouvernement d’union, dans lequel De Gaulle aurait dirigé les affaires politiques et Giraud les affaires militaires, jusqu’à la libération de la métropole. Une fois cette libération réalisée, il aurait appartenu aux Français de choisir, par la voie électorale, le régime ayant leur préférence. C’est alors que Fernand Bonnier de la Chapelle abattit l’amiral. Certains rendirent Henri d’Orléans responsable de cet acte, à travers Henri d’Astier. D’autres, toujours à travers Henri d’Astier, prétendirent y voir un geste du général de Gaulle. Or l’exécution de Darlan n’a pas profité à Henri d’Orléans. L’attitude d’Henri d’Orléans au moment de l’assassinat de Darlan entraîna son exclusion des clans de la France libre. Interdit de séjour en Algérie par la loi d’exil de 1886, il retourna au Maroc espagnole.

«  (…) son destin aurait pu être autre si son comportement avait été différent pendant la guerre, en particulier s’il avait porté les armes de la France au combat. Le prince Napoléon, lui, avait saisi l’occasion en venant me demander de servir au front ». Charles de Gaulle à François Flohic, mai 1969 (pour mémoire, dès le 28 décembre 1940, celui-ci avait décidé d’ouvrir la porte “aux chefs français, quelles qu’aient été leurs fautes, qui décideront de tirer l’épée qu’ils ont remise au fourreau” – cité par François Broche, op. cit, p.117). Après l’abrogation de la loi d’Exil, par l’Assemblée nationale en 1950, Henri d’Orléans rentra en France et s’installa à Louveciennes avec sa famille. Hostile à l’impuissance de la IVe République, il tenait un bulletin politique mensuel de quatre pages dans lequel il livrait ses analyses et cherchait à combiner le souci monarchique du long terme avec le respect des règles démocratiques. Une fois acquise l’élection du Président de la République au suffrage universel (1962), le Comte de Paris se rallia au général de Gaulle. Celui-ci lui aurait laissé entendre, en 1962, au début de la Ve République , qu’il souhaitait le retour de la Monarchie. Déçu dans ses espoirs, le comte de Paris décida en 1967 de mettre fin à ses activités politiques et cessa la publication de son Bulletin qui était envoyé gratuitement à plusieurs milliers de personnes. .Lors de la première cohabitation (1986-1988), le comte de Paris se prononça à plusieurs reprises en faveur de François Mitterrand. Le président Mitterrand était une vieille connaissance .

Activités privées:

En 1975, le Comte de Paris crée la Fondation Saint Lois pour préserver les biens de la Familles d’Orléans. Il administre aussi la Fondation Condé, centre de gériatrie à Chantilly (avec le concours de Monique Friesz ), sa gouvernante-secrétaire-dame de compagnie), qui lui fut présentée en 1974 lors d’un dîner parisien par sa fille Chantal, baronne de Sambucy de Sorgue. En 1983, un drame frappe la famille : le onzième enfant, Thibaut, « comte de la Marche », meurt en République Centreafricaine, après avoir été arrêté et inculpé de recel, puis avoir passé 14 mois en détention provisoire, et avoir par la suite bénéficié d’un non-lieu. Un des fils du comte de Paris, François, était mort pour la France, en Algérie, en 1960. En septembre 1987, très médiatiquement et à l’occasion du Millénaire des Capétiens, devant des milliers de fidèles invités, le comte de Paris titre ses petits-fils les princes Jean et Eudes, respectivement duc de Vendôme et duc d’Angoulême, lors d’une grande cérémonie solennelle célébrée au château royal d’Amboise. Le comte de Paris présente alors le prince Jean, son petit-fils, comme son successeur spirituel à la tête de la Maison de France. En 1992, avec un an de retard, le comte et le comtesse de Paris, séparés de corps et de biens depuis 1986, ont fêté en la chapelle royale Saint Louis de Dreux leurs noces de Diamant. Le 5 juillet 1998, le comte de Paris célébrait avec un faste certain ses 90 ans au château d’Amboise. Ce fut la dernière réunion de famille du vieux prince, entouré du gotha et de bon nombre des siens, malgré les querelles familiales déjà largement étalées dans la presse française et internationale.

Le 19 juin 1999, jour du mariage civil célébré à Dreux de son petit-fils le prince Eudes avec Marie-Liesse de Rohan-Chabot, il meurt au domicile de sa dernière compagne, Monique Friesz. le 21 juin 1999, le prince Henri d’Orléans, Comte de Paris, fut inhumé dans la Chapelle Royale de Dreux.

 

Henri VII de France ( comte de Paris, duc de France ) 1999-2019

Monseigneur le comte de ParisLe Prince Henri de France est né le 14 juin 1933 en Belgique, au Manoir d’Anjou près de Bruxelles. A partir de1886, jusqu’en 1950, le Chef de la Maison de France et son fils aîné ont été frappés par la « Loi d’Exil ». De ce fait, la Famille Royale de France a dû vivre hors de France. Le premier Comte de Paris (dès 1886) et sa Famille vécurent en Angleterre, puis le grand-père du Prince, le Duc de Guise, ayant quitté le Maroc, s’installe en Belgique. En 1939, feu le Comte de Paris envoie sa Famille au Brésil chez les parents de la Comtesse de Paris, les Orléans Bragance, issus de la dernière Impératrice du Brésil, Dona Isabel. La Famille séjourne de 1940 à 1943 au Maroc, à Rabat et à Larache.

En 1943, feu le Comte de Paris est interdit de séjour au Maroc par les autorités anglo-saxonnes. Force lui est donc de s’installer à Pampelune, en Espagne, où la Famille réside jusqu’en 1946, puis au Portugal, à Sintra. En 1947, par décret spécial du Président Vincent Auriol, et à titre personnel, le jeune Prince Henri est autorisé à séjourner sur le territoire français pour faire ses études à Bordeaux. La Loi d’Exil est abolie en 1950 grâce à l’intervention et à la persévérance du député, Monsieur Hutin Desgrée. En 1953, le Prince Henri s’installe à Paris et poursuit durant quatre ans ses études en Sciences Politiques. Jacques Chirac, préparant l’ENA, fut l’un de ses répétiteurs. Le 5 juillet 1957, à Dreux, le Prince Henri est marié à la Duchesse Marie-Thérèse de Wurtemberg, dont il se séparera en 1974. Le Général de Gaulle félicite feu le Comte de Paris pour ce mariage qui préfigure sa propre vision du rapprochement franco-allemand. Quelques mois après, le Prince s’engage dans la guerre d’Algérie. Il est décoré pour faits d’armes à Aïn-Mlila. Puis il signe un contrat avec l’armée pour y faire carrière. Convoqué à Paris par le Général de Gaulle en 1959, le Prince Henri est Chargé de Mission au Secrétariat Général de la Défense Nationale. Il rencontre régulièrement le Chef de l’État, soit dans le cadre de ses missions, soit au cours de chasses à Rambouillet ou Marly. Il intervient également comme estafette entre le Général de Gaulle et feu le Comte de Paris.

En 1960, près de Tizi Ouzou, son frère cadet, le Prince François, est tué dans une embuscade. Après les accords d’Evian, en 1962, accords mettant fin à l’intervention armée de la France en Algérie, le Prince est affecté au 4ème Hussard en Allemagne. Par deux fois, il est détaché avec son peloton auprès du 11ème Cavalerie US à Passaü, sur la frontière tchécoslovaque. De 1963 à 1968, le Prince Henri est officier instructeur à la Légion Étrangère (1er REC), à laquelle il demeure très attaché. Au retour définitif des régiments français de Mers El-Kébir, le Prince quitte l’armée, non sans y laisser de nombreux amis. Il est d’ailleurs régulièrement convié à la grande fête de Camerone, fête de la Légion.

La séparation du Prince et de la Duchesse de Wurtemberg crée une tension sérieuse avec sa Famille, laquelle génère des retombées momentanément difficiles. A partir de 1974, le Prince change d’orientation. Il quitte la fonction publique et décide de s’intéresser aux PME-PMI désireuses d’exporter. Il participe dans ce cadre à une mission économique en Argentine qui permet notamment à la société William Saurin d’implanter une usine clé en main en Terre de Feu. En 1981, le Prince Henri lance une association Loi 1901, le « Centre d’Études et de Recherches sur la France Contemporaine » (C.E.R.F.C.) qu’il transforme en 1999 en « Institut de la Maison Royale de France » (IMRF). Cette association a pour but principal de réunir des personnes de toutes sensibilités, de toutes situations, de toutes confessions, dans une volonté de tolérance de l’expérience d’autrui et dans le respect de l’identité de chacun. Il se remarie à Bordeaux en 1984 avec Micaela Cousino Quinones de Leon, fille de la Marquise de San Carlos, Grande d’Espagne, et de Luis Maximiliano Cousino, descendant des pionniers qui fondèrent le Chili.

Dans le cadre de ses activités au sein de son association, le Prince et son épouse se déplacent partout en France. Ces voyages d’études sont organisés bénévolement par les bureaux de province de l’IMRF. Rencontres avec les Français, visites aux agriculteurs, aux ouvriers et leurs cadres dirigeants, aux artisans et commerçants, qui donnent lieu parfois à des colloques ou conférences, réception des maires de toutes tendances, de toutes sensibilités.

Le prince est décédés le 21 janvier 2019, à l’âge de 85 ans. “Il a eu une très belle mort, une mort très digne. Il était habillé pour aller à la messe en mémoire du roi Louis XVI. Il s’est senti faible, a envoyé un SMS d’excuses aux organisateurs de la cérémonie. Il s’est allongé, il est parti.”

 

Jean IV de France ( duc de Vendôme ), l’actuel Chef de la Maison royale de France

Héritier légitime des quarante rois qui ont fait la France, Monseigneur le duc de Vendôme est depuis le décès de son père, le lundi 21 janvier 2019, le chef de la Maison royale de France. Si les Français décidaient de renouer le fil de leur histoire, il régnerait sous le nom de Jean IV de France.

Le Prince Jean d’Orléans est né le 19 mai 1965 à Boulogne-Billancourt, fils du comte de Paris, Henri VII de France et de la princesse Marie-Thérèse de Wurtemberg, duchesse de Montpensier, le prince est apparenté à la plupart des familles royales régnant en Europe. À Amboise, en 1987, année de la célébration du millénaire capétien, le Prince Jean a été titré duc de Vendôme par son grand-père, le comte de Paris, Henri VI de France.

Dans son parcours universitaire, le prince a eu le souci constant de développer ses capacités d’analyse et de réflexion, et d’approfondir sa connaissance des réalités politiques, sociales et économiques contemporaines. Le Prince Jean est titulaire d’une maîtrise de philosophie à la Sorbonne. Son mémoire a porté sur l’actualité de la notion de bien commun. Le Prince Jean de France a également obtenu une maîtrise de droit, en se spécialisant dans le domaine des relations internationales. Le prince a terminé son cursus avec une maîtrise en administration des affaires (MBA) qu’il a passée à Los Angeles (Californie). Il a effectué son service national comme officier : après quatre mois de classes à l’école de cavalerie de Saumur, il a été affecté au commandement d’un peloton de chars de combat au 7e régiment de Chasseurs à Arras. Sa vie professionnelle l’a ensuite conduit à exercer des responsabilités dans le domaine du conseil en management et organisation d’entreprise, puis dans le secteur bancaire.

Le 02 mai 2009, le prince Jean de France a épousé en la cathédrale Notre-Dame de Senlis Mademoiselle Philomena de Tornos y Steinhart, née le 19 juin 1977 à Vienne, fille d’Alfonso de Tornos y Zubiría et de Marie-Antoinette Edle  von Steinhart, petite-fille de Juan de Tornos y Espelíus, ancien chef du secrétariat personnel du comte de Barcelone. Depuis 2011, Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Vendôme habitent au domaine royal de Dreux avec leurs cinq enfants :

  • Le Dauphin, S.A.R. le prince Gaston de France
  • S.A.R. la princesse Antoinette de France.
  • S.A.R. la princesse Louise-Marguerite de France
  • S.A.R. le prince Joseph de France
  • S.A.R. la princesse Jacinthe de France

Descendant légitime de la dynastie nationale française, Monseigneur le duc de Vendôme, assume pleinement la tradition de dévouement de sa famille au service de la France et des Français d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Il se définit comme prince chrétien et prince français.

Prince tourné vers l’avenir, il a depuis plusieurs années , parcouru la France et rencontré des acteurs de la vie économique, sociale, culturelle et politique. Il a pu ainsi acquérir une vision précise, profonde et générale de notre pays. Il a complété cette démarche par des voyages à l’étranger où il a été reçu non seulement comme un témoin du passé de la France mais aussi comme une incarnation de son avenir. En octobre 2009, il a effectué une première synthèse de son expérience dans son livre d’entretiens Un Prince français (éd. Pygmalion).

Dans cet ouvrage, il évoque son destin personnel et sa place dans la Famille de France, et présente les aspects essentiels de son engagement, en tant que prince de France, au service de la France et des Français. Symbole d’unité, principe vivant d’identité, il représente la permanence nécessaire à la bonne évolution d’un monde qui bouge.

Entre les urgences de la mondialisation et de la crise et les besoins d’identité et d’enracinement, il veut occuper utilement une place laissée vacante et pourtant indispensable à intérêt national. De nombreux pays européens profitent, chacun à leur manière, du bienfait de la légitimité naturelle offerte par les familles princières ou royales. Une telle présence garantit la pérennité du bien commun des familles, des entreprises et de la nation.

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