Alain Foulon " Rendez-nous le roi"

“Le paradoxe, c’est que le président de la République a plus de pouvoir que n’en avait Louis XIV, mais que, dans le même temps, il fait allégeance à la technocratie parisienne et bruxelloise. Élu pour cinq ans, il se concentre sur sa réélection et, inévitablement, navigue au gré des sondages et succombe à la démagogie. C’est le règne de l’instantané… et du chronomètre Rolex ! En la matière, le passage au quinquennat a été funeste. Alors, que la constitution française, d’inspiration monarchique, plaçait le président au-dessus des partis en le démarquant des élections législatives, le quinquennat en fait un chef de faction.

Le roi avait le temps pour lui ( soixante et onze ans pour Louis XIV et soixante ans pour Louis XV ) et le peuple s’en accommodait puisqu’il existait une véritable subsidiarité et une décentralisation du pays (avec des parlements régionaux qui votaient les impôts, par exemple). Aujourd’hui, c’est la dictature d’une partie du pays sur l’autre.”

Alain Foulon,

Directeur de la rédaction du journal Économique “L’Eco austral” dans son Édito: «Redonnez-nous un Roi»

Aidez-nous à faire connaître cet article en le partageant sur les réseaux sociaux.