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Nos gouvernants réduisent la politique à la joute électorale. Mais ce n’est pas cela, la politique ! La politique, c’est le service du pays. C’est, au moment de décider, avoir pour guide l’intérêt de tous et, par-dessus tout, de la France. C’est donner aux gens de bien la possibilité de faire le bien. Ce devrait être la seule préoccupation de nos gouvernants. C’est la mienne. Au lieu de cela, nous avons des « bêtes » de campagne taillées pour gagner des élections, qui déploient des trésors d’énergie et de séduction pour l’emporter mais s’empressent, quand elles sont au pouvoir, de satisfaire les groupes de pression dans l’espoir de le garder. Jeu de dupes dont les règles ont été fixées pour que chacun conserve son rôle et ses « privilèges »… Le système est clos, les acteurs tournent en rond, la France avec eux. Tout est à remettre à plat.

On parle aujourd’hui de « peopolisation » de la politique. Oui l’État se dissout dans sa logique, qui est une logique électorale. Pour se faire élire, l’homme politique succombe nécessairement  à la tentation de la séduction. D’où ce show permanent, ce mouvement perpétuel qui ne laisse jamais l’opinion le temps de la réflexion : on saute d’un problème à l’autre, sans s’assurer que le précédent a bien été réglé.

Quant aux ministres, vous connaissez leur agenda : ils vont de conférences en colloques et d’inaugurations en réunions. Et toujours à courir les télévisions ! Je ne mets pas en doute leurs compétences, ni même leur volonté de bien faire. Mais, dites-moi, quand trouvent-ils le temps de travailler ? Et plus inquiétant encore, ont-ils encore le temps de réfléchir ? Tant d’énergie dépensée pour quoi, sinon pour donner l’illusion de l’on agit… Il nous faut « résister au bougisme », selon l’heureuse formule de Pierre-André Taguieff. Il nous faut aussi recentrer l’action de l’État sur son « cœur de métier », c’est-à-dire sur ses domaines régaliens : la justice, la politique étrangère, la défense, la sécurité.

Un roi peut se consacrer à l’essentiel, car il n’a pas besoin de créer chaque jour l’événement pour exister. Il est plus serein pour s’occuper, en profondeur, des affaires du pays, étant entendu qu’il agit dans le cadre de la constitution. La monarchie, c’est un prince dont l’arbitrage est admis par tous, car, n’étant l’homme d’aucun camp, il ne peut être soupçonné de favoriser l’un au détriment de l’autre. C’est aussi la durée, dont le cycle électoral prive la France, la brièveté du mandat présidentiel aggrave l’instabilité politique. La monarchie, enfin, c’est un rapport direct, personnel,  entre le roi et le peuple. Ce lien s’établit, entre autres, grâce au référendum, dont l’usage malheureusement se perd, comme si l’on craignait que le peuple ne déjuge ceux qu’il a élus. On nous répète que nous sommes en démocratie, puisque la source du pouvoir est le peuple ; mais quand il s’agit de questions graves, qui mettent en jeu l’avenir de la France, les Français sont tenus à l’écart des décisions ! C’est curieux, ne trouvez-vous pas ?

 

Armes du prince Jean de FranceParoles de Jean de France, Duc de Vendôme

Jean de France UN PRINCE FRANÇAIS

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