Quelqu’un osera-t-il nier que le monde politique a désormais perdu sa dernière trace d’humanité, et par la même occasion le sens du service de la France et des Français ? Les gens de la rue, les peuples de France ressentent cette situation dans leur chair et ne sont plus dupes depuis longtemps. Ils réagissent le plus souvent en s’abstenant de voter, ce qui n’est pas la meilleure façon de répondre à la privation des libertés, ou en manifestant pacifiquement dans la rue, au risque de se faire traiter de « fachos » par les médias et les milieux soi-disant branchés. Pendant ce temps, les élites politiques, médiatiques, économiques et financières continuent de se chamailler sur des sujets qui n’intéressent que leur propre vanité.

 

Peut-être, tel Hercule, faudrait-il nettoyer les écuries d’Augias pour nous débarrasser des déjections qui parlent au nom du peuple sans jamais le fréquenter. En attendant ce moment, la France souffre.

 

Deviendrons-nous orphelins de ce pays que nous aimons tant et qui risque d’être dilué dans la tourmente? Souvenons-nous du poète Joachim Du Bellay qui, depuis Rome, exprimait son mal du pays : « Plus mon petit Liré, que le mont Palatin. » Souvenons-nous de Charles Péguy, immortalisant la cathédrale de Chartres qui se mirait au loin dans les blés de la Beauce. Souvenons-nous de la terre qui fut outragée mais dont les sillons surent se régénérer au fil du temps. L’Histoire démontre que la France a su s’extraire de situations terribles : guerres de. Religion, guerres meurtrières, génocide vendéen. je suis fier de la France, je suis aux côtés de mes compatriotes qui, durant l’épreuve, ont su faire preuve d’intelligence, d’un immense courage et de solidarité pour se redresser, afin de vivre libres et de laisser vivre. Quand Charles Trenet chantait « Douce France, cher pays de mon enfance« , il chantait le bonheur de croire en sa terre natale et de s’y sentir heureux. Rien n’y était parfait, mais tout permettait une liberté dans le respect de celle des autres, un épanouissement que nous devons essayer de Faire renaître. La France ne nous a jamais abandonnés, à nous de lui rendre la pareille.

 

armes-du-comte-de-parisParoles d’Henri VII, Comte de Paris et Duc de France

« La Royauté de l’Homme », aux presses du Châtelet

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