Tout au long de l’année 2018, La Nouvelle-Orléans, dans l’État de Louisiane,  fête le tricentenaire de sa fondation.

Fondée en 1718 par Jean-Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville et des colons français, son nom est choisi en l’honneur du régent du Royaume de France, le prince Philippe d’orléans, duc d’Orléans. Nommée capitale de la Louisiane en 1722. Elle devient peu à peu un centre commercial, exportant vers l’Europe des peaux et fourrures produites par les Amérindiens ainsi que des produits de plantations (indigotier, tabac). Cédée à l’Empire espagnol puis reprise par la France, la ville est définitivement vendue aux États-Unis, avec la Louisiane, par Napoléon Bonaparte en 1803. En 1880, elle perd son statut de capitale d’État au profit de Baton Rouge.

Bien que l’héritage colonial français se retrouve dans le nom des rues, des quartiers et dans l’architecture, rares sont les habitants de la ville qui parlent encore français. La coopération culturelle et linguistique avec la France est néanmoins active. La création en 1968 du Conseil pour le développement du français en Louisiane, le CODOFIL, aide à la survie de la langue, notamment en recrutant des enseignants français à la Nouvelle-Orléans et dans d’autres villes de Louisiane. La ville américaine cultive ses relations avec Orléans et a gardé la fleur de lys royale comme emblème, le drapeau de La Nouvelle-Orléans reprend d’ailleurs les couleurs du tricolore français avec trois fleurs de lys d’or.  Sur cette photo, les drapeaux aux couleurs du Royaume de France, flottent sur une maison coloniale du quartier Français de la La Nouvelle-Orléans.

 

Durant le large programme d’évènements célébrants le tricentenaire de la Nouvelle-Orléans, à noter, une magnifique exposition au New Orleans Museum of Art, du 25 octobre 2018 au 27 janvier 2019, présentera pour la première fois en 250 ans une collection légendaire, éparpillée au fil du temps en France, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Cette exposition regroupera plus d’une cinquantaine d’œuvres de la collection du régent  Philippe d’orléans, duc d’Orléans, pour en raconter l’histoire, la formation, les personnages et la dispersion, notamment des tableaux de Raphaël, Le Titien, Véronèse, Le Corrège, Poussin, Rubens ou Rembrandt. Le catalogue qui l’accompagnera présentera au travers de nouveaux essais de spécialistes de renom international l’histoire et le goût artistique des collections du prince, ainsi qu’une annexe révélant de nouvelles interprétations et connaissances du début du XVIIIème siècle.

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