Les Français connaissent bien, les principes caricaturés de notre ancienne monarchie. Grâce aux efforts de l’éducation Nationale, la Royauté et avec elle, la monarchie, est aujourd’hui pour beaucoup de nos compatriotes « le système d’un passé révolu » et la république est LE régime politique universel et même le système politique idéal. Pourtant, les faits sont là, aujourd’hui en 2018, 12 États Européen sont des monarchies et aucun des peuples de ces États ne songent à abolir leur royauté, au contraire même, dans tous ces états, le soutien politique est total et la cote de popularité des souverains aurait de quoi faire rougir d’envie n’importe quel président français. La monarchie parlementaire ( ou Monarchie constitutionnelle ) n’est pas un régime du passé, mais un régime moderne, aux atouts indéniables.

Les principes d’une monarchie parlementaire

Les monarchies parlementaires modernes sont des démocraties royales ayant un système de séparation des pouvoirs où le monarque est le chef symbolique du pouvoir exécutif. Ce pouvoir est en pratique dévolu à un premier ministre nommé par le monarque, et devant avoir le soutien du Parlement, envers lequel son gouvernement est seul responsable.

Le monarque, indépendant des partis politiques, dispose de prérogatives constitutionnelles afin d’exercer son rôle en tant que garant de la Constitution et de la démocratie, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, mais aussi en tant que symbole de la continuité historique de l’État, représentant et garant de ses intérêts à l’étranger. Il peut également avoir un droit de regard, de conseil et d’avertissement sur la politique menée par le gouvernement, présider les séances du conseil des ministres, et être un arbitre, en cas de crise politique ou gouvernementale. De ce fait, il joue un rôle neutre et peut servir de médiateur, c’est en cela que le monarque est un pouvoir modérateur. Ainsi, le monarque parlementaire règne mais ne gouverne pas, ou, pour reprendre la formule exacte d’Adolphe Thiers : « Le roi n’administre pas, ne gouverne pas, il règne. »

 

La monarchie parlementaire, associée à une démocratie représentative, forme un compromis entre les théories de souveraineté du peuple et un gouvernement suivant une tradition. Dans une monarchie parlementaire, la fonction arbitrale du Chef l’État est incarné par la royauté, celui-ci est le garant des institutions, de la démocratie, de la continuité de l’État et le garant de la cohésion  nationale. Contrairement à la Monarchie républicaine, dans une monarchie parlementaire, c’est le Premier ministre qui gouverne le pays. Son pouvoir dérive directement ou indirectement d’élections.

La monarchie constitutionnelle ou parlementaire, est la véritable expression au sens strict de la démocratie, dans la forme consacrée « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », en effet, la monarchie parlementaire replace pleinement l’assemblée représentative du peuple dans son rôle central d’unique et légitime de représentant du peuple, ce qui légitime ainsi son pouvoir ultime en ayant le dernier mot sur les affaires de l’État.

La monarchie parlementaire offre aussi deux aspects différents de l’existence de la nation ou de l’État, une forme temporelle qui s’incarne dans l’alternance politique qui s’effectue au fil des élections, et une forme « spirituelle » ou « historique » par la continuité dynastique offerte par le monarque, porteur et gardien de l’histoire (sous toutes ces formes) de son royaume et donc de son peuple. Les deux formes étant indispensables à tout État pour savoir d’où il vient, ce qu’il est et vers quoi il s’achemine.

 

Qu’apporterait un roi à la France, dans le cadre d’une nouvelle monarchie parlementaire ?

 

L’unité, sans laquelle il ne saurait y avoir d’autorité véritable et qui est indispensable pour garantir l’indépendance nationale. Au contraire, la monarchie républicaine  divise les français et entretient un état de guerre civile permanente.

Les intérêts supérieurs du pays sont sacrifiés aux luttes partisanes. Le Roi est au dessus des partis, il peut donc s’occuper pleinement des besoins des français de façon beaucoup plus pragmatique que ne le font les partis qui sont plus soumis à leurs électeurs, qu’aux français en général.

 

La continuité et les successions paisibles, conséquences de l’hérédité de la fonction royale. Ainsi, des objectifs à long terme peuvent être atteints. L’avènement d’un roi découle de sa qualité d’héritier direct de la couronne dans l’ordre de primogéniture et non d’une lutte électorale entre candidats de partis opposés. Ce mode de dévolution du pouvoir préserve l’État des conséquences néfastes des changements d’orientation politique inspirés par des idéologies, des principes et des programmes opposés. Elle couronne en quelque sorte la vie démocratique du pays. Le pays ne se divise pas en camps ennemis à chaque nouvelle élection et ne s’exténue pas dans des luttes internes, facteurs de haine.
L’existence d’une même famille royale à la tête de la nation renforce puissamment son identité qui, en république, est beaucoup plus abstraite, indistincte et insaisissable. Une dynastie familiale ancre profondément un peuple dans l’histoire et rend sensible sa continuité à travers les siècles.

 

L’indépendance, qui est la qualité d’un régime qui ne repose pas uniquement sur l’élection, laquelle lie le pouvoir à l’opinion publique, l’obligeant à pratiquer une démagogie éhontée pour recueillir des suffrages. La monarchie républicaine est ainsi obligée de centraliser l’administration du pays. Elle détruit les libertés locales, municipales, régionales, professionnelles, toutes ces petites républiques à qui le Roi permettrait de vivre et de s’organiser librement. Dégagé des soucis électoraux, il serait en situation d’être un arbitre.

 

La responsabilité. Les intérêts dynastiques et personnels du Roi se confondent avec les intérêts nationaux, là où le pouvoir démocratique dilue la responsabilité dans des majorités et des scrutins.

 

La légitimité. C’est-à-dire un pouvoir s’exerçant en vue du seul bien commun, indépendant des groupes d’intérêts et des puissances d’argent. L’État royal puise sa légitimité dans l’histoire et les services qu’il a rendu au pays au cours des siècles. Le Roi, n’étant pas le chef d’un parti et n’ayant pas conquis le pouvoir à l’issue d’une compétition qui a divisé son peuple, jouit de la confiance spontanée de tous les citoyens et peut donc légitimement incarner l’ultime recours, face aux dérives éventuelle d’un pourvoir politique ou lorsqu’il y a une situation de blocage démocratique .


 

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