Entre Charles de Gaulle et Henri d’Orléans, comte de Paris, les liens sont bien connus, entre François Mitterrand et le chef de la Maison de France, ils le sont moins.
Leurs relations, pourtant anciennes, valurent au prétendant au trône une place à part à l’Elysée. Les célébrations du millénaire capétien, en 1987, leur offrirent l’occasion de les
renforcer.
Jeune énarque, conseiller auprès de la présidence, Cyrille Schott fut le témoin de l’étrange relation qui s’était instaurée entre ces deux monstres sacrés de la vie
politique française. Dans un récit sobre et vivant, étayé de ses souvenirs et de leurs confidences, l’auteur retrace cette amitié qui n’en portait pas le nom. Car les deux hommes se respectaient
et s’appréciaient. Le vieux président socialiste soutint le comte dans la querelle dynastique qui l’opposa à la branche espagnole Bourbon, écartant le duc d’Anjou des célébrations capétiennes en
1987. Pour sa part, le comte de Paris lui offrit son soutien indéfectible ou presque, notamment durant les années difficiles de la cohabitation ou lors de sa réélection. Au cours des années, la
mise en avant du chef de la Maison de France, loin de surprendre, témoigna au contraire de la volonté du président-monarque de s’inscrire dans le droit-fil de la « France éternelle », quitte à
mécontenter certains de ses proches socialistes...
Voici un excellent livre
pour l’été ! Renaud Dozoul et Laurent-Louis d’Aumale, deux jeunes auteurs talentueux, excellentes incarnations de la nouvelle génération de la droite culturelle, viennent de publier un petit
ouvrage chez nos amis des éditions Muller. Livre à la fois léger, bourré de blagues de potache, et sérieux, puisqu’il traite du problème de la démocratie. Car, même si en france
en dehors des cercles monarchistes plus personne n’en parle, il y a bien un problème de la démocratie.
Présentation de l'ouvrage :
Et si derrière nos inquiétudes quant aux dérives du pouvoir, derrière nos craintes pour la démocratie, se cachait une question plus profonde sur la forme du pouvoir ? Et si notre désir de fraternité était contrarié par les batailles politiques qui divisent les Français tous les deux ans, à chaque nouvelle élection ? Et si notre angoisse devant la mondialisation était d'autant plus forte que la France n'est plus très sûre de son héritage ? Insolentes et efficaces, ces "10 bonnes raisons" font jaillir l'évidence : la monarchie constitutionnelle, où le roi soutient la démocratie au-delà des clivages politiciens, est sans nul doute le meilleur des systèmes.
10 (très) bonnes raisons
de restaurer la monarchie
de Renaud Dozoul et Laurent-Louis d’Aumale
Editions Muller
Vous pouvez trouver ce livre sur le site des Editions Muller
S.A.R. la duchesse Diane de Cadaval, épouse du prince Charles Philippe d’Orléans, duc d’Anjou, poursuit son
aventure littéraire. La duchesse lance son deuxième roman historique intitulé "Marie Françoise de Savoie, une reine entre deux hommes".
Un roman historique qui a pour sujet Marie-Françoise de Savoie- Nemours (1646-1683) qui épousa le roi Alphonse VI de Portugal présenté comme imbécile et caractériel. La reine fut séduite par le frère de son mari Pierre. Les amants réussiront à faire annuler le mariage de la reine avec Alphonse VI et la reina épousera son beau-frère Pierre.
La duchesse qui s’occupe de la demeure familiale du Palais des ducs de Cadaval à Evora, est très active au niveau culturel mais aussi social aux côtés de son époux en compagnie duquel elle réalise des voyages à caractère humanitaire.
"Marie Françoise de Savoie, une reine entre deux hommes"
La guerre de Sécession, dont on va célébrer le 150e anniversaire du début des hostilités, est pour beaucoup un sujet de film, où les sudistes, aristocrates pleins de panache, résistent
vaille que vaille aux coups de boutoir de nordistes brutaux et cyniques.
Le Voyage en Amérique, de Philippe d'Orléans, remarquable chronique de deux années de guerre, publié pour la première fois, n'est pas du même tonneau. Le jeune comte de Paris (23 ans), petit-fils de Louis-Philippe, a choisi sans barguigner le Nord, Lincoln, les abolitionnistes et l'Union : "Comme Français, nous sommes attristés de voir le déchirement d'un grand peuple qui n'a jamais fait la guerre à la France, qui est son allié naturel ; comme libéraux, de l'argument que ces événements donnent aux ennemis des peuples libres et de leurs institutions." Lorsqu'il quitte son exil londonien, en août 1861, à l'invitation de son oncle le prince de Joinville, en compagnie de son frère, le duc de Chartres, et de ses deux cousins, c'est avec la ferme intention de "voir la bagarre de près". Celle-ci a été déclenchée quatre mois plus tôt, lorsque le général confédéré (sudiste) Pierre de Beauregard fit donner l'artillerie contre Fort Sumter, un bastion fédéral (nordiste), rapidement contraint à la reddition. La Civil War, la guerre civile américaine, venait d'éclater. Elle durera quatre ans : une guerre terrible, la première "guerre moderne" par son ampleur (voir page plus bas) et l'expérience de la mort de masse (620 000 morts, soit 2 % de la population des Etats-Unis, qui comptent alors 31 millions d'habitants).
Moins d'un mois après leur arrivée, le
comte de Paris et le duc de Chartres sont admis dans l'armée du Potomac, comme officiers à l'état-major du général McClellan. Ils ont alors une pensée émue pour leur grand-père, qui s'était
distingué dans les armées républicaines en 1792 et 1796. Mais les six premiers mois sont trop statiques à leur goût. Leur participation à une grande offensive amphibie de 120 000 hommes, en mars
1862, sonne comme une délivrance. De courte durée. Car la confusion et les hésitations de leur chef donnent l'ascendant psychologique aux sudistes, galvanisés par des raids audacieux. Trois mois
plus tard, les deux frères se félicitent de se jeter à nouveau au coeur de la bataille des Sept Jours. Le général McClellan ne tarira pas d'éloges sur ses recrues françaises, "de chics types et
de remarquables soldats". Officier d'élite, Louis-Philippe d'Orléans est un observateur aigu de l'Amérique. Si les aspects militaires - la levée en masse de volontaires, les effets dévastateurs
de nouvelles armes, le ravitaillement, l'usage de la cavalerie - retiennent d'emblée son attention, c'est souvent comme point de départ de développements plus généraux. Le débraillé des soldats
qui ne savent pas tenir leur fusil, l'amateurisme folklorique des Garibaldi guards, volontaires d'origine italienne et espagnole ? On pourrait le reprocher à l'Américain, note-t-il,
"mais pas moi, car c'est le produit de son indépendance, de son énergie individuelle". Le comte de Paris est bon prince. Cultivé, ouvert, c'est un authentique libéral, un Orléans pur jus. Et,
lorsqu'il condamne l'esclavage, ce n'est pas tant au nom de la morale que de l'efficacité économique .
Cet officier d'élite est un
observateur aigu de l'Amérique. A la lecture de ce récit, on ne peut s'empêcher d'évoquer les deux tomes de De la démocratie en Amérique, d'Alexis de Tocqueville, parus en 1835 et
1840 : souci de la description, doute méthodique, finesse d'esprit. Dans l'entourage du jeune prince, le gentilhomme normand était d'ailleurs l'exemple à ne surtout pas suivre. Depuis son
voyage outre-Atlantique, "M. de Tocqueville s'est faussé l'esprit [...] et son jugement était constamment en défaut", se lamentait le comte de Ségur, en apprenant le départ de l'héritier du
trône pour le Nouveau Monde. Ce brigadiste international avant l'heure n'a pas craint de déplaire, rappelle Farid Ameur, le jeune historien qui a exhumé, annoté et commenté ce témoignage
majeur, avec le soutien de la fondation Saint-Louis, détentrice des archives royales. En France, les légitimistes du comte de Chambord, meilleurs ennemis des Orléans, et Napoléon III,
soutiennent le Sud. Pour des raisons divergentes : les premiers veulent le maintien d'un système, tandis que l'empereur, satisfait de voir les Etats-Unis coupés en deux, rêve de vastes
échanges commerciaux avec le premier producteur mondial de coton. A l'étranger, les commentaires ne sont pas plus amènes. Si la presse américaine est partagée, le roi des Belges, leur oncle,
est furieux, et la reine Victoria, consternée. Même Karl Marx s'en mêle : "Tout Français qui tire l'épée pour le gouvernement national américain apparaît comme l'exécuteur testamentaire de La
Fayette."
Lorsque le comte de Paris quitte l'Amérique, en octobre 1863, la guerre est à un tournant. Après la terrible bataille de Gettysburg (plus de 50 000 morts), les Nordistes marquent chaque jour des points. Mais les confédérés résistent et ne signeront leur reddition que le 9 avril 1865. Cinq jours avant l'assassinat du président qui avait été élu pour mener cette guerre, et qui l'a gagnée : Abraham Lincoln.
Mais la conséquence la plus grave de l'esclavage est de rendre impossible le travail libre en le déshonorant [...]. La population blanche de Virginie décroît, le nombre de plantations n'augmente pas. Sans cesse dans cette campagne, nous avons rencontré de grands espaces de terrains où le jeune bois de sapin nous apprenait que la charrue avait passé il y a quinze ou vingt ans, tandis que nous n'avons presque jamais vu un défrichement récent. Pas de routes dans l'intérieur, pas de wharfs sur ces rivières entourées de forêts silencieuses. A côté de l'activité qui peuple l'ouest de ce continent, la Virginie demeure aussi stationnaire que l'Orient. Le travail étant l'apanage des esclaves, les Blancs ne veulent pas s'y soumettre ; ils ne pourraient d'ailleurs sur une plantation isolée soutenir la concurrence. Il en résulte d'une part que le travail est mal fait, qu'il n'y a aucun progrès dans l'agriculture, que la partie cultivée de ce sol magnifique qui pourrait donner des résultats merveilleux est très mal cultivée ; et d'autre part que la Virginie est fermée à l'émigration. [...]
Enfin, les propriétaires d'esclaves eux-mêmes conviennent que le travail libre dans ce climat, très supportable pour les Blancs, serait plus économique que celui des esclaves qu'il faut acheter cher, qu'il faut nourrir en tous temps et soigner lorsqu'ils sont hors de service et qu'ils travaillent toujours mal."
Extrait de Voyage en Amérique (p. 489).
Voyage en Amérique, 1861-1862
Auteur: Philippe d' Orléans
Editeur: Perrin, Fondation Saint-Louis
La duchesse Diane de Cadaval, épouse du prince Charles Philippe d’Orléans, duc
d’Anjou, vient de présenter son livre consacré à la princesse Maria Pia de Savoie (1847-1911)qui devint reine du Portugalen épouse le roi Luiz, mère du futur roi Carlos(assassiné à Lisbonne en 1908).
Le livre intitulé “Eu, Maria Pia. o destino tragico de uma princesa italiane rainha de Portugal” a été présenté à l’ambassade d’Italie à Lisbonne.