Mon grand-père disait qu’il fallait trois conditions pour être dans notre vocation de Prince : La première, que le Prince soit prêt. Donc, c’est quelque chose…, je suis
prêt. Les deux autres : la volonté des Français et les circonstances. Il faut travailler encore… Je dis toujours il faut d’abord faire en sorte que la royauté soit là avant que la monarchie soit
là, c’est-à-dire que l’état d’esprit soit là avant que les institutions puissent être mis en place. »
« Je serais un roi de mon temps… attaché à ces quelques principes qui ont fait ma famille, la pérennité des actions qui sont menées et pas simplement l’urgence. Je
pourrais travailler sur un domaine qui était cher à mon grand-père, le social, parce que c’est aussi quelque chose qui me touche… Je pourrais être aussi un homme de culture parce que c’est
finalement ce qui est le plus proche de ma nature… Mais il y a encore une conquête de la France à travailler, à réaliser ».
Paroles de Jean de France, Duc de Vendôme
dans l'émission "Un nom en héritage"
La chrysalide met longtemps à sortir de l'eau pour devenir libellule. Mais aussi que de souffrances pour sortir de cette gangue et passer à une vie exaltante,
bruissante et belle. La France est en ce début d'ère nouvelle, en cet instant de choix cruciaux.
Plusieurs campagnes électorales nous ont démontré la pauvreté de l'esprit de partis alors que tous les indices nous crient la nécessité, l'urgence de
mutation profonde de notre société, à tous les niveaux. Sinon, la pente naturelle d'une servilité manipulatrice et contre nature a tout lieu et possibilité de nous entraîner
vers des aventures que l'on peut craindre totalitaires. (Photo : NIVIERE/SIPA/Newscom)
Paroles d'Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.
Versailles espace de souvenirs poignants. La tragédie de la France s'y est déroulée: unité de temps, unité de lieu, et l'éternité du
drame, comme ces oripeaux qui collent à la peau et dont on ne peut se débarrasser. Cependant, le siège du roi dormant
est toujours présent, vide, espoir à venir, à construire, non pas dans une enceinte planifiée mais au
centre du cosmos, image de ce qui est et qui demeure toujours ailleurs et présent.
Gardons en mémoire ce fanal dans le brouillard, dans les tempêtes qui nous environnent et qui vont s'intensifier, car le faisceau des énergies invisibles de la couronne demeure.
Paroles d'Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.
Le Comte de Paris (1908-1999) n'a cessé de travailler à faire connaître et aimer la Monarchie. Ses textes, nombreux, sont souvent de véritables argumentaires qui méritent
d'être mieux connus car ils sont l'illustration de la pensée royale, voici un de ses textes qui précise ce qu'est le rôle d'un souverain dans notre temps:
"En face d'abstractions politiques limitées et précaires, le vrai secret du Roi est d'être un homme fait de chair et d'esprit. Lui seul peut être à la fois
conservateur et révolutionnaire. Lui seul peut, dans la sérénité des lendemains assurés, faire le choix entre les traditions qu'il est nécessaire à l'avenir du pays de maintenir et le progrès
qu'il est indispensable d'accélérer pour construire enfin la société économique sur des bases plus humaines.
La France a le plus urgent besoin d'un arbitre : son peuple réclame les soins d'un père attentif. Tout ensemble conservatrice et révolutionnaire, la Monarchie ...
accomplit aujourd'hui ce miracle contre l'histoire de n'être pas un passé mort, mais, au contraire le plus vivant des avenirs."
Paroles d'Henri VI comte de Paris (1908-1999)
De Samarkand à Tombouctou, du
Pakistan au Nigéria, l'Islam détient les clefs du pétrole. Sa population croît de manière explosive tandis que son économie ne suit pas le même rythme. Sa puissance militaire,
si l'on considère uniquement l'armement conventionnel, dépasse largement celle de notre vieux continent...mais pour l'instant l'Islam n'est pas encore uni, malgré le rêve que caresse
l'héritière de l'Empire Ottoman, la Turquie et les ambitions de l'Iran qui reçoit des aides non négligeables sur le plan nucléaire entre autre de la Corée du Nord.
Il serait urgent qu'une stratégie commune s'engage pour définir une politique d'ensemble face à cette menace réelle et potentielle.
La France, la Russie, l'Italie et l'Espagne depuis 1300 ans ont eu le privilège d'être en contact avec l'Islam. Ces pays connaissent donc le problème. La Méditerranée comme la mer Noire peuvent devenir des traits d'union entre le Nord et le Sud. Pourtant n'oublions pas ce vieux proverbe chinois qui dit: "lorsque ton ami a faim ne lui donne pas à manger, même un poisson. Apprends- lui à pêcher!"
Paroles d'Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.
Les valeurs anciennes
sont elles capables d'apporter des réponses aux questions nouvelles? Si-non, faudra-t-il transgresser les valeurs qui ont fait notre civilisation? Mais comment pourrons-nous encore
parler de cet héritage européen qui justifie notre volonté d'unité. Et si nous voulons dépasser l'Europe des marchands, comment ne pas revenir à certaines des valeurs sereines
sur lesquelles fut construite cette culture que nous percevons à juste titre commune à l'Europe. Voilà le paradoxe que l'on ne dépassera que par la volonté de retrouver
les racines multiples de notre civilisation.
Nous savons que l'Europe du moyen-âge, l'Age d'Or, détenait des clefs que d'aucuns nomment archétypielles, celles de la place de l'Homme dans la Cité,
dans le monde. Pour bâtir l'avenir tout en utilisant les formidables découvertes scientifiques et technologiques modernes et non pas être asservis par elles, il est nécessaire de
redécouvrir l'Europe des cultures et non celles des cultes. Nous comprendrons alors que l'Europe c'est aussi Prague et Varsovie, Rome et Paris, Madrid et Lisbonne. Tout sera
plus compliqué en apparence, mais combien plus facile la route, car nous saurons d'où nous venons et par voie de conséquence où nous allons.
Paroles d'Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.
"Ils prirent des briques
à la place des pierres pour édifier une tour..." Babel, cette tentative de l'homme à se hisser au niveau de la divinité, son orgueil à se dresser contre l'ordre cosmique.
Nous retrouvons ces défis dans l'exclamation de l'architecte suisse présentant les plans de la future cathédrale d'Evry: "J'ai pensé à la maison de Dieu avec l'espoir de
construire la maison de l'Homme."
Il n'a que trop réussi, car cette nouvelle tour, tronquée comme il se doit, telle une vie ne pouvant s 'accomplir, présente tous les emblèmes
sociaux-économiques de notre modernité. elle deviendra un phare médiatique et la marque de la nouvelle laïcité, supprimant tout symbole chrétien visible qui pourrait heurter. Ainsi
l'eau s'écoulera à l'extérieur et ne sera plus la source de vie qui irriguait nos anciennes abbayes cisterciennes, lorsqu'elle coulait à l'intérieur du monastère et
parfois souterrainement. La brique remplacera la pierre... Et un bandeau noir comme un filtre imperméable et stérilisant, comme un néant mort après la mort du soleil, comme un
silence éternel sans avenir, couronnera cet édifice dont tous les symboles de spiritualité ont été extirpés.
Notre époque qui a tant besoin de signes pour espérer, ne reçoit de ceux qui, par essence, devraient nous réconforter, que des réponses pieusement et
souvent sans rapport avec la réalité vécue au quotidien. Quel est le prélat en chaire ou l'homme politique qui ose encore parler d'amour et sur notre terre de France de bonheur? Or
la France n'a pu se bâtir que dans un acte de foi et d'amour et dans le respect des valeurs qui la fondent.
Paroles d'Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.
La déviance du
spirituel qui proclame la guerre sainte contre les mécréants ("dar al kurf") provient d'une seule et même source, la religion marxiste et le dogme matérialiste, héritiers de la
déesse "raison" et de la "terreur". Nous retrouvons ces jacobins non repentis aussi bien au parti Baas que chez les extrémistes de tout bord et ce, malgré un langage pseudo
libéral, chez les adeptes d'un capitalisme pur et dur. Car tous, en dépit de leurs facettes différentes et multiples, se ressemblent dans leur
incapacité à vouloir considérer l'Homme dans sa dimension de dignité humaine, sinon comme des ensembles perçus à l'image des mathématiques modernes.
La France, fille aînée de l'Eglise ou vestale des droits de l'Homme, devrait pouvoir trouver ici un rôle à jouer, non pas pour donner des leçons, mais
en tant qu'exemple exemplaire. En effet il ne devrait pas exister pour elle de plus noble ambition que cette construction de la paix à l'orée du troisième millénaire annoncé comme
"spirituel" par André Malraux. Mais la aussi, sachons raison garder entre le tout du marchand d'armes et le rien d'une absence de défense
militaire nécessaire et organique pour l'Etat. Un juste milieu s'impose. Sun Tsu, stratège chinois ne disait il pas: "le sabre que tu offres à ton ami aujourd'hui se retournera
un jour contre toi s'il plaît à ton nouvel ennemi".
Paroles d'Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.
La
monarchie a cet avantage sur la République : le roi, contrairement au président, n'est pas soumis à l'élection. Et c'est bien ce qui change tout. Un prince ne gouverne pas au "doigt mouillé", en
fonction des sondages, comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui. Il n'a pas besoin de gagner les faveurs des uns ou des autres pour s'assurer une place. Il peut donc écouter chacun, ne
négliger personne, prendre les conseils de tous et décider en son âme est conscience, guidé seulement par le souci du bien commun. En un mot, le roi peut arbitrer. Arbitrer : c'est la grande
tradition capétienne. Pour y parvenir, il faut pouvoir prendre de la hauteur. Se situer au-dessus des turbulences partisanes. C'est l'essence de la monarchie.
Les rois ont fait la France au cours des siècles et, la France faite, ils ont veillé sur son unité. Ce ne fut pas facile : chacun connaît notre tempérament frondeur, batailleur, Gaulois. Plus d'une fois il nous a joué de mauvais tours, plus d'une fois il a failli nous perdre. La France est fragile. Je ne veux pas que mon pays meure de ses mauvaises habitudes . je ne me résigne pas à ses divisions, à ces guerres civiles que certain entretiennent à plaisir. Le roi n'est l'élu d'aucun groupe. Lui seul dispose du temps nécessaire à la définition d'un grand dessein ; lui seul peut donc fédérer des compétences très diverses autour de la réalisation de projets dont on sait qu'ils verront le jour, puisque la monarchie offre à la France le temps que requiert leur achèvement.
Paroles de Jean de France, Duc de Vendôme
Jean de France UN PRINCE FRANCAIS
(Chapitre 11 - Institutions)
Editions Pygmalion 2009
« Mon cher neveu,
Et aussi pour une part que j'ai trop aimée, mon cher fils, ce que j'ai à vous dire est simple et grave. «Mais c'est moi, et moi seul qui puis vous le dire. Vous êtes l'héritier légitime, le seul héritier légitime du Trône de France, au regard des lois de succession, du droit international, du droit interne et du respect de mes volontés qui ont été déterminées par le seul intérêt de la France et de la paix en Europe. Quand ,j'ai envoyé la chair de ma chair et le sang de mon sang régner sur le Trône d'Espagne, ce fut, à la condition expresse, absolue, irrévocable, jurée devant l'Europe entière sur ce que nous avons de plus sacré, que ceux qui devenaient ainsi les Bourbons d'Espagne s'attachaient à l'Espagne et, en preuve irrévocable de cet attachement, renonçaient, pour eux et pour leurs descendants, à toute prétention à la couronne de France. Ce qui est dit est dit. Ce qui est juré est juré. Le respect de la parole donnée, la foi jurée des traités sont les conditions premières de la vie nationale et internationale. Nous ne sommes pas de la race de ceux qui renient ou les déchirent comme chiffon de papier. Nous nous interdisons de revenir dessus. Nul n'a le droit de rendre ses ancêtres parjures.
Depuis la fin de l'ère féodale et l'émergence des nations chrétiennes, les dynasties des grandes nations, et de la France en tout premier lieu, sont nationales. Ce qui signifie qu'elles épousent le sort de leur peuple, qu'elles vivent avec lui, en lui, de ses espoirs et de ses craintes. Elles sont dans le coeur du peuple comme le peuple est présent dans leur coeur. C'est pour que mes enfants servent loyalement l'Espagne que j'ai accepté qu'ils ne soient plus français.(...) L'important, pour nous autres Bourbons, n'était pas le renom des Bourbons. L'important, le primordial, notre raison d'être, c'était la France, et, pour ceux qui sont devenus d'Espagne, c'était l'Espagne. Lire la suite
Lettres d'Ailleurs au Prince qui vient
Par Jacques Trémolet de Villers
EditionDominique Martin Morin
Dans cet essai, Jacques Trémolet de Villers livre treize lettres, venues d'ailleurs, pour un prince d'ici, qui existe vraiment. Ces correspondants du ciel parlent à la terre. Les habitants de l'éternité s'adressent au prince de ce temps, le Prince Jean de France, l'héritier de la couronne.