Cette première journée d'un déplacement en Provence qui en comptera quatre, s'est passée à Marseille, avant que le Prince et son épouse ne se
dirigent vers Toulon, où ils passeront les trois jours suivants. Elle fut ouverte par une longue réception à la Mairie de Marseille, pendant laquelle le Prince s'est entretenu avec le
sénateur-maire, Jean-Claude Gaudin. Ce n'est pas la première fois, du reste, que le Prince est reçu dans cette Mairie, où le même Jean-Claude Gaudin lui avait déjà remis la médaille d'honneur de la
Ville (ci dessous).
Cette journée fut ensuite marquée par deux manifestations, complémentaires mais bien séparées, dans le temps et dans l'espace. D'abord, la Messe pour Louis XVI et pour toutes les victimes
de la Révolution. On sait que, bien loin d'être une nostalgie ou un quelconque rituel obligé - et somme toute assez mécanique - cette Messe est au contraire un acte fort, destiné à marquer
l'origine des Totalitarismes et des Génocides modernes. Ce n'est pas pour nous complaire dans un passé révolu que nous organisons chaque année cette manifestation : c'est pour signaler et dater
l'origine de nos malheurs, le point de départ de notre décadence, l'origine de nos abaissements.
C'est aux Réformés, en haut de la Canebière, que nous nous sommes retrouvés, comme il y a trois ans, accueillis de nouveau par le père Michel-Marie
Zanotti-Sorkine. Entre-temps, et pendant deux années consécutives, c'est Monseigneur Ellul qui nous avait chaleureusement reçus dans la basilique du Sacré-Coeur, sur le Prado. Nous avons
donné, à chaque fois, le texte des remarquables homélies que les pères Zanotti et Manzano (au Sacré-Coeur) avaient prononçées, pour l'occasion. On lira dans les tout prochains jours le texte
de cette deuxième homélie du père Zanotti, prononcée donc, cette fois, devant le prince Jean et la princesse Philoména. C'est peu de dire que cette Messe fut
un grand moment. La présence du couple princier ajoutait évidemment quelque chose à la cérémonie : l'assistance, largement plus nombreuse que d'habitude, ne s'y est pas trompée, qui a vécu
pleinement ce moment, en étant évidemment pénétrée du sens profond de l'acte qui se tenait là..... pour ce qu'ils ont apporté à cette cérémonie, dont ils ont puissamment
rehaussé l'éclat. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Laurent Friss était avec nous, puisqu'il était déjà là, dans cette même église des Réformés, il y a trois ans, le 21
janvier....
Après la Messe - qui débuta à 18h30 - la deuxième partie de la soirée était prévue au pavillon flottant de la Société nautique, sur le
Vieux-Port (ci dessous). Il s'agissait d'un repas-conférence, autour du prince et de la princesse, au cours duquel les intervenants devaient illustrer l'idée suivante : Après deux siècles de
révolutions, retrouver le chemin qui conduit chez nous..... C'était la deuxième fois en deux mois que le Prince venait à Marseille : il était aux Arcenaulx -mais sans son épouse - le 13
novembre dernier, pour la présentation-dédicace d'Un Prince français.Or il y avait presque un tiers de participants en plus, cette fois-ci, par rapport au repas-conférence des Arcenaulx: C'est
un signe indéniable que le message du prince passe, et que, disons-le aussi, la personne du prince, et le couple qu'il forme avec Philoména, passe également : il suffit de voir l'accueil qui a été
réservé à la princesse Philoména et au prince Gaston de France, que l'on découvrait, pour la première fois à Marseille, à cette occasion....
On aura reconnu, évidemment, dans l'intitulé du
thème de la soirée, Après deux siècles de révolutions, retrouver le chemin qui conduit chez nous....., la phrase du Philèbe, de Platon, que cite Jean-François Mattéi dans son Regard vide, et qui
clôture justement cette réflexion de haut vol, dont elle constitue les derniers mots, la dernière ligne. Jean-Baptiste Donnier, qui nous a habitués à l'excellence, devait ouvrir magistralement la
soirée, suivi par Jean-François Mattéi, qui reprenait - entre autres...- le très beau texte de Camus sur l'assassinat du roi-prêtre. Le prince Jean se chargeant de conclure, en résumant
le sens profond des réflexions de cette soirée, et en insistant sur le temps long dont disposent les rois, qui permet la continuité des efforts et la réalisation des grands desseins, patiemment
construits sur la durée....
Vous aurez très bientôt, grâce à Paul, la possibilité de visionner la vidéo de cette soirée (Messe et repas-conférence), qu'il serait vain et fastidieux de vouloir résumer ici. Cette
vidéo vous permettra d'en mesurer toute la profondeur et l'intérêt, et d'avoir une petite idée du succès complet qu'elle a été, à tous points de vue... Voilà. Le prince était là, et maintenant
ils est parti pour Toulon, où un programme fort consistant et fort intéressant lui a été préparé par les Toulonnais, dont bien sûr nous vous rendrons compte également dans les prochains
jours. Il reste l'essentiel: la satisfaction d'avoir bien oeuvré, avec lui et autour de lui, pour la Cause qui est la nôtre, et qui est celle de la France, tout simplement. Le Prince trace son
sillon. Il le fait avec sérieux et sérénité. Il va de l'avant, et il est, lui, dans le domaine du politique, dans son ordre, le chemin qui ramène chez nous. (Merci à
La Fédération Royaliste Provençale pour ce communiqué )
Publié dans : Actualité Royale
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Vendredi 22 janvier 2010
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