Jean en public, de l'identité nationale
aux
écrouelles
Après Senlis, Lyon, Marseille, Paris, Jean de France est venu, hier soir ... à l'hôtel de ville de Marcq, défendre son livre. Chez le maire UMP Bernard Gérard parce qu'il était l'invité de la petite association Vu de Marcq. Et pas au Furet parce qu'il « n'a pas eu cette occasion ».
Sa visite a attiré un bon 200 personnes dans le salon d'honneur marcquois, et jusque dans le couloir. Le prince était là pour défendre ses idées. Il aimerait
participer au débat sur l'identité nationale. « Ce que nous sommes, nous l'avons construit ensemble, il faut la diversité, mais aussi un dénominateur commun. » Dans son livre, il est
plus précis : il se dit pour une « laïcité bienveillante », qui respecte tous les cultes, mais dans une France qui reste essentiellement chrétienne... « Il faut que nous soyons
fiers de notre histoire... » Au public, il a livré l'exemple de l'association catholique du Rocher, respectée dans les cités de Toulon.
« Toutes les personnes qui viennent composer notre pays, si elles voient qu'en face il n'y a pas de consistance, feront ce qu'elles veulent. » Enfin les
étrangers doivent, selon le prince, être assimilés.
Une autre question de la salle lui a bien heureusement permis d'évoquer la monarchie absolue. « Elle ne l'a jamais été tant que ça, il y a toujours eu un conseil », disait-il quand nous posions le problème de la compétence. « Quel que soit le système, dans une transmission de père en fils, ce problème se pose », mais pèse moins que la continuité de l'action qu'il permet. Seul moment de tumulte, hier soir, celui qui vit un homme en blanc accuser Jean de France d'être « à la fois royaliste et régicide » (par sa filiation avec Louis-Philippe) et lui reprocher de ne pas savoir guérir les écrouelles...
C.F.