Les orléanistes le considèrent comme l'héritier du trône. Le prince Jean de France ne renoncerait pas à exercer ses
« responsabilités », dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle. Il animera une conférence demain au château d'Avrilly.
Les orléanistes le considèrent comme l'héritier du trône. Le prince Jean de France ne renoncerait pas à exercer ses
« responsabilités », dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle. Il animera une conférence demain au château d'Avrilly.
L'Allier, de par son histoire, est plus habitué à la maison de Bourbon, qu'à la maison d'Orléans, qui vous considère comme l'héritier du trône de France. Vos deux familles entretiennent-elles de bonnes relations ? Mais oui, bien sûr, elles sont excellentes (rires). Vous savez, les Bourbons et les Orléans ont des liens familiaux. Henri I V fait notamment partie de nos ancêtres communs. Je connais d'ailleurs un peu l'Allier. J'ai notamment fait des photos à Bourbon-l'Archambault pour le magazine Point de vue et j'ai visité l'abbaye de Souvigny.
Le poids de votre passé familial a-t-il pesé, étant enfant, dans votre éducation ?
Bien sûr ! J'ai été élevé dans cette mémoire-là. Mais ma mère a aussi eu la présence d'esprit de faire en sorte que ses enfants soient en prise directe avec le monde d'aujourd'hui. Elle nous a préparés à vivre dans notre temps. Je peux donc dire que j'ai eu une vie "normale" d'enfant et de jeune adulte. J'ai dû me débrouiller seul dans mon cheminement d'étudiant, puis dans mon parcours professionnel. J'ai notamment exercé dans le secteur bancaire. Aujourd'hui, je gère la forêt familiale, en limite sud des Ardennes, un domaine de 2.500 hectares tourné vers la sylviculture. J'ai également créé ma marque, « Prince Jean », qui propose à la vente, sur Internet, des vêtements, de la vaisselle, de la cristallerie ou des tableaux.
La saga de votre famille, qui recoupe l'histoire de France, vous y attachez de l'importance ? Vous sentez-vous un devoir de transmission envers les Français ?
La transmission fait partie des principes de ma famille, c'est un principe capétien. Et puis, vous connaissez comme moi cette maxime : "On ne peut pas savoir où on va, si on ne sait pas d'où on vient". C'est une des bases de l'éducation. De la mienne, en tout cas. Elle revêt d'autant plus de sens, à notre époque qui ne semble vouloir vivre que dans l'instant.
Le prince Jean de France tiendra une conférence au château d'Avrilly, à Trévol, demain samedi, à 18 heures, sur le thème de son livre Un prince français.