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viewpic-66-une-usine.jpg La justice est une exigence humaine, "une volonté constante", disent les jurisconsultes. Auncun système idéologique ne peut la garantir. Ni le liberalisme, ni le socialisme. Ni le marché, ni l'Etat. Le pouvoir politique doit veiller à ce que la compétition ne soit pas sans règles ni limites. Dès le XIXème siècle, les catholiques sociaux, comme Albert de Mun et La Tour du Pin, se sont inquiétés des excès nés de la Révolution: elle prétendait libérer l'homme en dissolvant les corps intermédiaires, elle a surtout libéré le capital. Le Comte de Chambord l'a souligné dans sa Lettre sur les ouvriers en avril 1865: l'Assemblée de 1701 ne s'est pas contentée de donner plus de liberté à l'industrie, au commerce et au travail, comme le réclamaient les Français dans les cahiers de doléances, "elle renversa toutes les barrières, et au lieu de dégager les associations des entraves qui les gênaient, elle prohiba jusqu'au droit de réunion et à la faculté de concert et d'entente... La liberté du travail fut proclamée, mais la liberté d'association fut détruite du même coup" par la loi Le Chapelier. Il en concluait qu'il fallait "rendre aux ouvriers le droit de se concerter, en conciliant ce droit avec les impérieuses nécessités de la paix publique".

C'était bien avant la parution, en 1891, de l'encyclique Rerum Novarum, dans laquelle Léon XIII résume la doctrine sociale de l'Église. Les Orléans aussi ont toujours été sensibles à la question sociale. Le duc de Guise, mon arrière-grand-père, définissait la monarchie française comme une monarchie "sociale, familiale et décentralistarice". Et mon grand-père a rédigé un essai, Le prolétariat, où il écrit que "la toute-puissance des oligarchies financières a remplacé l'ères des rois protecteurs du travail." C'était en 1937!

jean-livre

 

Paroles de Jean de France, Duc de Vendôme

Jean de France UN PRINCE FRANCAIS

(Chapitre 5 - Justice, page 109)

Editions Pygmalion 2009


Publié dans : Paroles de princes
Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 00:02

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Commentaires

C'est effectivement la Loi Le Chapelier du 14 juin 1791 qui détruisit en France le droit le plus naturel et immuable de tout être humain, celui de s'associer librement. Le but était effectivement technique et idéologique. Technique tout d'abord, puisque selon le vieil adage, "diviser pour mieux régner, la révolution ne supportant pas d'opposition, il lui fallait transformer les groupes humains par des individualité. Il est effectivement plus facile de manipuler des individus isolés que des groupes constitués. Idéologique ensuite puisque la "Liberté", concept abstrait et dénué de sens réel devait suivant la philosophie des mal-nommées lumières remplacer "les libertés" naturelles de chaque hommes et de chaque femme.
Plus tard, ne pouvant se résoudre au penchant naturel de l'homme à s'associer, la république trouvera d'abord le subterfuge du syndicat, avec une liberté de s'associer étroitement contrôlée par le pouvoir, puis, la loi de 1901 sur les associations qui est une insulte même à la liberté de s'associer. Ces idées seront reprisent d'ailleurs par Mussolini (qui a beaucoup appris avec son homologue et néanmoins collègue allemand de la révolution et de la république française) dans des erzatz de corporations destinées elles-aussi à surveiller, comme nos syndicats et associations, le monde du travail et de la vie courante des citoyens.
Pour une véritable liberté, il est donc nécessaire de laisser les travailleurs s'associer librement par corps de métiers sans la contrainte de la surveillance de l'Etat avec de vraies libertés, telle qu'existaient les corporations d'avant la loi Le Chapelier. Charles Maurras l'avait résumé ainsi : Le pouvoir en haut, les libertés en bas.
Commentaire n°1 posté par XEG le 23/08/2011 à 11h09
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Par La couronne
 
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