Partager l'article ! Jean de France : «Il faut freiner la financiarisation de l'économie»: L'une des clés réside, à mon avis, dans la prise de conscience par le ...
L'une des clés réside, à mon avis, dans la prise de conscience par les dirigeants d'entreprise de leur
rôle en tant qu'acteurs sociaux de l'économie. Ce rôle comporte une responsabilité morale. La confiance, je l'ai dit, est le fondement de notre système économique. Les « patrons » doivent
comprendre qu'ils risquent de mettre en péril l'ensemble du système s'ils manquent de décence, comme certains d'entre eux dans un passé récent. C'est une question d'équilibre. Il est normal qu'un
grand patron soit payé plus que ses salariés, car ses responsabilités sont plus lourdes. Mais s'il bénéficie de stock-options, il faut que l'ensemble de ses salariés en bénéficie aussi.
J'approuve totalement le système de la participation : il incite tous ceux qui travaillent au sein de l'entreprise à participer à sa réussite et leur permet d'en tirer profit. Je trouve ce système très juste et typiquement français. Il faut bannir les comportements où l'argent devient le seul moteur de la vie, alors qu'il n'est qu'un outil de financement de l'économie. Il faut que l'économie réelle reprenne le pas sur l'économie virtuelle. Il faut que la politique au sens noble du terme, reprenne ses droits sur « l'économisme ». Bref, il est temps que le bien commun soit remis au centre des préoccupations des responsables de la cité. Mais veillons à garder le sens de la mesure, dans la critique aussi. La virulence de certains politiques confine à la démagogie. Je veux mettre en garde les Français contre ce prurit anticapitaliste : ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain ! L'immense majorité des chefs d'entreprise française gagnent leur pain à la sueur de leur front, dans des conditions difficiles. Ils font preuve d'une abnégation qui force mon admiration.
Paroles de Jean de France, Duc de Vendôme
Jean de France UN PRINCE FRANCAIS
(Chapitre 8 - Economie page 158/159)
Editions Pygmalion 2009