Partager l'article ! Jean de France: "C’est en tant que chrétien que je considè re mon rôle": C’est en tant que chrétien, “ t ...
C’est en tant que chrétien, “ très chrétien ” auraient dit
mes ancêtres, que je considè
re mon rôle. C’est le principe supérieur qui a justifié et qui peut justifier demain l’instauration d’une royauté (...)Personne ne peut
dire de quoi demain sera fait. Les vieux syst
èmes sont usés, leurs concepts aussi qui ne répondent plus à la réalité. Les mots du vocabulaire politique sont
utilisés par les uns et par les autres dans des sens tellement différents que chacun peut y mettre sa passion, son intérêt, sa conception. Il
n’y a plus de foi objective dans des principes métaphysiques qui soutiennent un régime dont les notions,
même les plus élémentaires, sont remises en cause tous les jours par ceux qui y vivent et qui en vivent. Ce phénom
ne est, d’ailleurs, tout à fait normal. C’est tout simplement l’usure de
tout ce qui passe ici-bas : hommes et théories.Il n’en est pas de même de la foi chrétienne, de la foi catholique. Elle a su animer à travers les si
ecles par une volonté constante un projet qui
a modelé la réalité sans la violenter, qui l’a orientée vers le bien sans prétention théorique, sans fanatisme idéologique, par
sa connaissance exacte de la liberté de l’homme, de sa grandeur et de ses limites. Si demain, comme il est prévisible, il faut refaire un monde vivable, où chacun
trouve sa place, la famille, la cité, les métiers, il y faudra une volonté faite d’énergie et
de patience qui ne peut puiser sa force que dans la grâce du Christ.
Cependant il faut agir.
J’agis donc : Prince fran çais, le cadre naturel de mon travail, c’est notre pays la France(...) Cette France, je l’ai parcourue tr ès jeune et de toutes les façons, à pied, à bicyclette, en voiture. Depuis maintenant six ans, j’en fais la visite, région par région. Mon but est de connaître la France, de connaître les Fran çais et d’être connu d’eux, non pas d’abord comme un personnage médiatique, mais comme un Prince français, réaliste, soucieux de son pays et de ses compatriotes, selon une tradition familiale immémoriale. J’aime les rapports directs et concrets. J’aime voir de mes yeux, entendre de mes oreilles. Que vous dire ? En un mot : j’aime la France, comme tous mes pè res. Je travaille pour elle. Et comme je sais que la France est nécessaire à l’équilibre de l’Europe et du monde, en travaillant pour la France, j’ai conscience d’oeuvrer aussi pour la véritable Europe de la civilisation, celle que nous attendons. Dans mes déplacements à l’étranger, et surtout dans l’espace de la francophonie, je constate une attente : la France a encore une place à tenir, un rôle à remplir. J’ai entendu bien des confidences à ce sujet et je suis heureux de représenter la France dans mes déplacements à l’étranger. Il y a là beaucoup de bien à faire.
Je suis chrétien, je suis fran
çais, je suis prince.
Prince de France, je sais ce que ces mots recouvrent, à quoi ils m’obligent, à quoi ils me prédestinent. L’histoire parle
tellement fort qu’il n’est pas nécessaire —du moins pour moi — d’ajouter à son discours. En revanche,
l’avenir, notre avenir français pose des interrogations, attend des réponses. La question monarchique, ou, si vous préférez, les questions institutionnelles s’intè
greront tout naturellement à notre travail. Et comme je
suis un réaliste, je crois qu’au fur et à mesure que l’oeuvre avancera, notre
oeuvre, le jeu des questions et des réponses sur les institutions sera mené de maniè
re
spontanée, vivante, d’autant plus intéressante. Comment un Français soucieux de sa patrie ne se poserait-il pas des questions —et d’honnêtes
questions—, en voyant un Prince de France oeuvrer pour la France en accord avec des Français, avec les Fran
çais ? La
réflexion naîtra de l’action et l’action se nourrira de la réflexion.
De quoi s’agit-il ? De servir. Et cela d ès maintenant. Mon métier de Prince, c’est de servir. J’appelle pareillement mes amis à servir. Servir, c’est se dévouer, mais pas pour le simple plaisir du dévouement, ça existe mais, dans le cadre de notre association, c’est se dévouer à un bien commun supérieur à tous nos biens particuliers. Nous savons tous comment la notion même de bien commun est négligée à l’heure actuelle. Il nous appartient de la remettre en valeur. Nous ferons du service du bien commun une pratique. Le service du bien commun justifiera les buts de l’association ; il permettra en premier lieu de favoriser les relations entre les personnes. L’individualisme moderne pulvérise les communautés naturelles. L’association “ Gens de France ” promeut déjà en elle-même une société de services où les relations humaines ont toute leur importance, leur dignité. La relation entre les personnes est la source de la civilité. Voilà déjà une premiè re fin à poursuivre.
Paroles de Jean de France, Duc de Vendôme