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CÉRÉMONIE. Le comte de Paris, prétendant au trône de France, épouse la princesse Micaela, samedi, au Pays basque

Mariage princier à Arcangues

Stéphane Bern, chroniqueur mondain des têtes couronnées sur le petit écran, et à la radio animateur du « Fou du roi », sera samedi l'invité le plus people du mariage le plus sélect de l'année. À 17 h 30, en effet, dans la ravissante petite église basque d'Arcangues qui jouxte le cimetière où repose Luis Mariano, Henri d'Orléans, 76 ans, comte de Paris, duc de France et prétendant au trône de France, épousera religieusement la princesse Micaela née Cousino Quinones de León, 71 ans, dont il partage la vie depuis trente-quatre ans.


Trente-quatre ans, justement, c'est exactement le temps pendant lequel le très persévérant chef de la maison de France (depuis la mort, en 1999, de son père, Henri d'Orléans, comte de Paris) a bataillé pour obtenir de Rome l'annulation de son premier mariage célébré en 1957 avec Marie-Thérèse de Wurtemberg, qui lui donna cinq enfants. « C'était un mariage politique », confie aujourd'hui le comte de Paris. « Nous sortions de la guerre et il était nécessaire de restaurer des liens entre la France et l'Allemagne. Le Parti communiste avait publié un article incendiaire contre cette union. J'ai toujours espéré que ce mariage serait un jour annulé car je crois en la justice et le bon droit. Tous mes actes vont dans ce sens-là. » De son côté, la princesse Micaela, que le comte de Paris a épousée civilement le 31 octobre 1984 à Bordeaux - après onze années de vie commune - ne croyait guère à l'annulation. Parce que les papes passent, mais le Vatican demeure. Autant dire que la nouvelle de l'annulation du premier mariage du comte de Paris, tombée en mars dernier - les motifs retenus par l'Église restent confidentiels -, fut accueillie avec joie par le couple princier. « Ce mariage est plus important que je ne le pensais », confie Henri d'Orléans. « Plus important que le premier, car je ressens aujourd'hui très profondément cet engagement. »


Souvenirs d'enfance

Pourquoi les époux ont-ils choisi Arcangues pour cette cérémonie ? « Parce que j'ai passé une partie de mon enfance à Biarritz. J'étais scolarisée chez les dominicaines à Saint-Jean-de-Luz et j'ai fait ma communion à la chapelle impériale à Biarritz. Ma famille et celle du marquis d'Arcangues ont tissé des liens depuis Napoléon », raconte la princesse Micaela, intarissable sur le sujet.

« Mon grand-père, le marquis d'Alcedo, ambassadeur d'Espagne en Allemagne et en Italie, possédait une propriété à Biarritz. Le lycée Malraux est d'ailleurs construit dans le parc de la maison qui, depuis, a été détruite. Et une rue du quartier porte le nom de mon grand-père. Nous allions souvent à Saint-Jean-de-Luz, et je me souviens encore de ma découverte des premiers surfeurs sur la plage de Cenitz. Je croyais voir des demi-dieux sortis de la mythologie grecque ! » Parmi les 300 invités au mariage, triés sur le volet - dont Alexandre et Léa de Belgique et le prince Moulay Rachid, frère du roi du Maroc -, figurent de nombreux amis bordelais du comte de Paris. Car à son retour d'exil, en 1947, quand, trois ans avant son père, Vincent Auriol l'a autorisé par décret à quitter la résidence que la famille occupait au Portugal, c'est à Bordeaux qu'Henri d'Orléans a retrouvé la terre de France, comme élève du lycée Longchamps, devenu ensuite Montesquieu. « Je vivais dans la famille Boissarie. J'ai adoré Bordeaux. Tous mes meilleurs amis sont là. »


Un menu très Sud-Ouest

Pour leur messe de mariage, célébrée par le père Dominique Dye, chapelain de l'ordre de Malte, et l'abbé Jean-Marie Mouhica, dont ce sera la première grande cérémonie dans sa nouvelle paroisse, les époux ont souhaité des chants basques et des passages de la Messe en si de Bach, que la princesse trouve très gaie. « Je porterai une robe multicolore de la styliste Catherine Varnier. J'ai prévenu le curé pour qu'il ne soit pas surpris. » À l'issue d'un apéritif d'honneur offert sur la place du village, le dîner de gala de 120 couverts, au menu très Sud-Ouest, sera servi au château d'Arcangues : merlu de ligne, magret au foie gras et fromage de brebis, arrosés par un domaine-de-chevalier 1999 en magnum, un grand cru classé de Pessac-Léognan, et un cognac Camus Borderies XO.

Auteur : Richard picotin


Publié dans : Actualité Royale
Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 17:43

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