Partager l'article ! Madame la duchesse de Montpensier: Première épouse de l'actuel comte de Paris, madame la duchesse de Montpensier est la mère du duc ...
Première épouse de l'actuel comte de Paris, madame la duchesse de Montpensier est la mère du duc de Vendôme et de ses quatre frères et soeurs.
La princesse est née le 12 novembre 1934 à Altshaume, ancien fief des chevaliers teutoniques. Quatrième fille de Philippe Albrecht, duc de Wurtemberg, elle descend maintes fois de Louis XIV, de la grande Marie-Thérèse et du roi des Français Louis-Philippe. Au sein de cette illustre famille, elle connait une enfance où la religion tient la place d'honneur et où on lui apprendra à ne rien demander. Princes catholique, les Wurtemberg sont suspects à Hitler et durant la guerre, les SS occupent le château, afin de les surveillés... Le 5 juillet 1957, à 22 ans, Marie-Thérèse devient comtesse de Clermont en épousant le dauphin de France, Henri d'Orléans (Henri VII). Cette union fût arrangée et voulue par le père du jeune prince, soucieux que son fils fasse un "mariage convenable et politique"... Marie-Thérèse quant-à elle songeait à un autre soupirant et n'acceptera de devenir dauphine de France qu'à la seconde demande du prince Henri. Les noces déroulent leurs fastes à la chapelle royale de Dreux, en présence de la fine fleur du Gotha européen. Le général de Gaulle, qui n'est pas encore revenue au pouvoir " salut l'union que Dieu va bénir comme un grand évènement national" symbole de la réconciliation franco-allemande. Mais la romance ne tarde pas à s'assombrir. En 1961 et 1962, les naissances de François et de Blanche, atteints d'un lourd handicap mental en raison d'une toxoplasmose congénitale, achèvent de déstabiliser le couple princier et la venue au monde des princes Jean et Eudes, en 1966 et 1968, n'amène qu'une réconciliation fragile.
Bientôt le comte de Clermont déserte le foyer. La séparation légale sera prononcé à sa demande en 1977 et le divorce du couple princier est prononcé en 1977. Entre-temps, la princesse fera face, seule. Marie-thérèse peut certe compter sur le soutien de son beau-père, le comte de Paris (Henri VI), mais elle n'osera jamais demander de l'aide à son frère, le duc de Wurtemberg, qui découvrira tardivement à quelle point sa situation avait pu être précaire... Les enfants sont encore très jeunes. Et le prince François et la princesse blanche exigent une attention particulière. Au lieu de se replier sur elle-même, elle décide de travailler et se fait embaucher dans une librairie catholique. En 1984 suite au remariage civil du prince Henri, son beau-père le comte de Paris lui accorde le titre personnel de duchesse de Montmpensier, entendant ainsi rappeler "l'appartenance de sa belle-fille à la maison de France". Plus que jamais le prince veille sur l'éducation de ses deux petits fils, Jean et Eudes. Marie-thérèse, quant à elle, regarde vers l'avenir.
Aujourd'hui, si elle est confrontée à des ennuis de santé, la duchesse de Montpensier a depuis longtemps dépassée toutes rancoeurs. Malgré la déclaration de nullité de son mariage, elle sait que la décision de l'Eglise ne porte en aucun cas un jugement sur les personnes et qu'elle ne saurait effacé la réalité des liens qui l'ont unie à celui qui fut son époux devant Dieu, et le père de ses cinq enfants...