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Philippe VII (comte de Paris)

1883-1894

 

 

À sa naissance, le prince Philippe incarne la vitalité de la et reçoit le titre de comte de Paris de son grand-père, le roi Louis-philippe. Quatre ans plus tard, en 1842, l’enfant perd son père, Ferdinand-Philippe d'Orléans, et devient donc l’héritier de la Monarchie de juillet. Or, le tout nouveau prince royal est trop jeune pour représenter la stabilité et pour rassurer les opposants à la politique de son grand-père. Par conséquent, lorsqu’éclate la révolution de 1848, sa famille est incapable de le faire proclamer roi des Français et la II ème République se met en place. Commence alors une longue période d’exil qui dure jusqu’en 1871 et durant laquelle le prétendant Orléaniste trompe difficilement son ennui. Au début des années 1860, Philippe d’Orléans se rend aux USA pour s’engager dans la guerre de sécession et, de cette expérience, il ramène une Histoire de la Guerre civile en Amérique.


Après la chute du II ème Empire en 1870, le comte de Paris regagne la France et s’investit dans la vie politique. Afin de renforcer les partisans d’une restauration monarchique, il accepte de reconnaître le « comte de chambord » comme seul et unique chef de la Maison de France en 1873. Cependant, l’intransigeance du petit-fils de Charles X vis-à-vis des symboles de l'Ancien Régime rend impossible le retour de la monarchie et le comte de Paris doit se contenter d’attendre la mort de son cousin pour reprendre un rôle politique important. En 1883, le « comte de Chambord » trouve finalement la mort et la majorité des monarchistes se rallie au comte de Paris. Mais à cette date, la République a eu largement le temps de se renforcer et le prétendant ne parvient pas à prendre le pouvoir. En 1886, le vote d’une nouvelle loi d'exil contraint le comte de Paris et sa famille à quitter le territoire national mais le prince continue à essayer d'intervenir dans les affaires de la France. À chaque crise que connaît le pays, et particulièrement lors de l'Affaire Boulanger et du scandale de Panama, le chef des Orléans espère pouvoir monter sur le trône. Néanmoins, chaque espoir de restauration est suivi d'une nouvelle déception et le comte de Paris meurt en exil au Royaume-Unis sans avoir eu l'occasion de réaliser son rêve.

 

 

 

 Philippe VIII ( duc d'Orléans )

1894-1926

 

Le prince Philippe voit le jour au Royaume-Uni, à une époque où les Orléans sont bannis du territoire national par la loi de mai 1848 . Dès sa naissance, la vie du prince est donc placée sous le signe de l'exil et tout semble indiquer qu'il en continuera longtemps ainsi. Pourtant, dès 1870, la loi d'exil touchant les Orléans est abolie, quelques mois plus tard, les décrets de confiscation des biens de l'ancienne famille royale sont abolis et le comte de Paris, père de Philippe, reprend possession des châteaux d'Ambroise, d'Eu et de Randan. Suivant la tradition établie par le roi louis-Philippe, en 1883 le comte de Paris confère à son fils, alors âgé de onze ans, le titre de « Duc d'Orléans». Dans les milieux monarchistes, cet événement ne passe pas inaperçu. Le « comte de Chambord » n’ayant pas d’enfant, le jeune Philippe d’Orléans représente, pour les Orléanistes et les Légitimistes d'alors, la continuité dynastique et nombreux sont ceux qui voient en lui le futur roi de France. Trois ans plus tard, en 1883, le prince est d’ailleurs reconnu comme le nouveau « dauphin » par ceux des royalistes qui font allégeance, à Goritz, au comte de Paris, après la mort du petit-fils de Charles X. Le 6 mars 1886, le comte de Paris organise, dans sa résidence parisienne (actuel Hôtel Matignon), une somptueuse cérémonie à l'occasion des fiançailles de sa fille aînée, avec le prince héritier du Portugal. La réception est strictement privée et ni le corps diplomatique ni des représentants du pouvoir n'ont été invités. Cependant, l'événement donne lieu à un énorme battage médiatique qui scandalise les républicains. Peu de temps après, des députés présentent un projet de lois d'exil devant l' Assemblée Nationale et celui-ci reçoit clairement le soutien du gouvernement . Le 23 juin 1886, après bien des débats, paraît donc, au jounal officiel, un nouveau texte qui bannit du territoire national les prétendants au trône de France et leur fils aîné et raye, en outre, tous les autres princes français des listes de l'armée. Avertis des résultats du vote alors qu'ils se trouvent au château d'Eu, le comte de Paris et le « duc d'Orléans » prennent la décision de quitter immédiatement la France. Avec le reste de leur famille et gagnent une nouvelle fois l'Angleterre.


Le « Prince Gamelle »

En 1889, l'effondrement du Boulangisme rejaillit sur le comte de Paris qui sort discrédité de son soutien au « général revanche ». Tandis que le prétendant s’enferme de plus en plus dans la tristesse, en France, certains royalistes cherchent donc à mettre en avant son fils aîné, dont la popularité n’a nullement été entamée par l’Affaire Boulanger. Or, en 1890, le « duc d'Orléans » atteint l’âge de vingt et un ans, ce qui devrait théoriquement l’obliger à réaliser son service militaire en France, s’il n’était pas exilé. Le directeur du journal le gaulois, et le duc de Luynes imaginent donc de le convaincre de rentrer illégalement en France afin d'y demander officiellement à la République la permission d’effectuer son service. Le jeune homme accepte immédiatement la proposition et cela sans en demander la permission à son père. Le 2 février, il se rend donc à Paris et se présente au bureau du recrutement, à la mairie du VII arrondissement puis au Ministere de la Guerre, pour se faire incorporer mais, à chaque fois, il se heurte à une fin de non recevoir de la part de l’administration. Enfin, le soir-même, il est arrêté dans la résidence du duc de Luynes. C’est seulement à ce moment que le comte de Paris est averti par télégramme de l’aventure de son fils. Le prétendant est alors ulcéré de ne pas avoir été prévenu de ce qui se tramait mais ne laisse pas transparaître publiquement son mécontentement. En attendant son jugement, le « duc d'Orléans » est incarcéré à la Conciergerie, où le duc de Luynes lui fait livrer de somptueux repas. Rapidement, la presse républicaine en reproduit les menus et, conscient de l'effet négatif qu'un tel traitement pourrait provoquer, le prince déclare publiquement qu'il « ne demande que la gamelle du soldat ». L'expression connaît immédiatement un grand succès et le prince en retire le surnom populaire de « Prince Gamelle », qui le suivra toute sa vie. Le 12 févruer, le « duc d'Orléans » est finalement jugé et condamné à une peine de deux ans d'incarcération pour être revenu dans son pays malgré la loi d'exil. Il est donc conduit à la prison de Clairvau x , mais il y reçoit un traitement spécial. L'administration lui fournit en effet un logement de deux pièces meublées et un gardien à son service. Cependant, après quatre mois de captivité, il est amnistié par le président de la République et reconduit à la frontière . De ces événements, le parti royaliste sort quelque-peu renforcé, mais pas assez pour faire véritablement trembler la IIIe République. Quant au « duc d'Orléans », il ne reverra plus jamais la France.

 

 

 

JeanIII ( duc de Guise )

1926-1940


 

Malgré la loi d'exil qui frappe les chefs des maisons de France depuis 1886, le prince Jean d'Orléans peut vivre et séjourner dans son pays jusqu’en 1924. Longtemps il n’est, en effet, qu’un cadet de la famille d’Orléans. Pourtant, au fur et à mesure que les années passent, tous les princes qui se situent avant le « duc de Guise » dans la lignée dynastique disparaissent les uns après les autres. D’abord ses frères Robert et Henri d'Orléans en 1885 et 1901, puis son père, le duc de Chartres, en 1910 et enfin ses cousins et beaux-frères Ferdinand d'Orléans, « duc de Montpensier », et Philippes d'Orléans, « duc d’Orléans », en 1924 et 1926. Mais si la République Française tolère longtemps le prince sur son territoire, elle lui interdit cependant de faire son service militaire au sein de son armée. C’est la raison pour laquelle le jeune prince d'Orléans se rend au Danemark, pays de son beau-frère Valdemar, pour y apprendre le métier des armes.

Revenu en France, le prince s’installe au Nouvion-en-Thiérache, domaine que lui a légué le duc d'Aumale, et y reste plusieurs années. Peu de temps après, il épouse sa cousine la princesse Isabelle. Mais, en 1909, le « duc » et la « duchesse de Guise », désireux de contribuer à l'expansion de la France d'outre-mer, quittent la métropole pour s’installer au Maroc, pays où la France essaie alors d’établir son influence. Cependant, lorsque le pays tombe finalement sous la domination européenne la m aison du prince est placée sous le régime du protectorat Espagnole, tandis que le domaine agricole de la famille tombe sous le régime français . Lorsqu’éclate la Première guerre mondiale, le « duc de Guise » cherche à intégrer l’armée mais ni la  France ni ses alliés ne l’autorisent à revêtir leur uniforme et il doit donc se résoudre à servir dans la Croix-Rouge , ce qui lui vaudra tout de même la croix de guerre. Toutefois, une mission plus importante lui est accordée par le gouvernement français en 1915 : il s’agit d’une ambassade auprès de son oncle le roi Ferdinand 1er de Bulgarie. Mais hélàs cette mission est un échec et Sofia entre en guerre aux côtés des pays de la Triple-Alliance.

 

Après la guerre, le « duc de Guise » regagne le Maroc mais la mort du « duc de Montpensier » et la séparation du prétendant d’avec son épouse, l’archiduchesse Marie de Habsbourg-Lorraine, bouleversent son existence dans la mesure où ils font automatiquement de lui le « dauphin » des Orléanistes. Le prince s’établit donc au manoir d'Anjou, en Belgique, tandis que son fils, le futur « comte de Paris », est envoyé à Paris poursuivre ses études . Deux ans plus tard, Jean d’Orléans hérite du statut de prétendant . Mais, il se trouve presque immédiatement face à de graves difficultés politiques puisque le pape Pie XI interdit aux catholique de soutenir Maurras et l'Action Française, c’est-à-dire les plus puissants soutiens de la de la maison royale de France à cette époque . L’entre-deux-guerres est donc une période d’éloignement et finalement de rupture, en 1937entre le chef de la maison royale (soutenu par son fils, le «comte de Paris ») et l'Action Française. Mais c’est également le moment où, pour la première fois depuis longtemps, l’orléanisme cesse d’être uniquement synonyme de conservatisme.

 

 


HenriVI  ( comte de Paris )

1940-1999

 

 

Dès 1926, il est interdit de territoire national en vertu de la loi d'exil de 1886. Il habite donc en Belgique, au Maroc, en Espagne et enfin au Portugal. En 1929 son père le proclame « comte de Paris ».

Désireux de servir son pays, alors que la loi d'exil le lui interdisait, il s’engagea dans la Légion Etrangère, au début de la Seconde Guerre mondiale, sous le nom d'Henri Orliac, nom emprunté en 1909 par le duc de Guise, prétendant au trône de France et son épouse, lors de leur installation au Maroc (Orliac était le nom du clairon du duc d’Aumale).Il choisit d’abord la cause Pétainiste, ce qui lui valut de Pierre Laval la proposition de diriger le ministere du ravitaillement, ce qu'il considéra comme insultant.Par la suite, il se prêta, à Alger, en novembre-décembre 1942, à une conspiration organisée par le résistant Henri dAstier de la Vigerie. Ce complot visait à permettre au prince de prendre la place de l’amiral Darlan. Ce dernier, en effet, après avoir fait tirer sur les Alliés qui débarquaient en Algerie et au Maroc, du 8 au 11 novembre 1942, avait changé de camp, et, en qualité de haut-commissaire de France en Afrique, y avait maintenu intégralement le régime Vichyste, sous un protectorat américain. En outre, la présence de Darlan à la tête des autorités d’Alger empêchait l’unification, pour libérer la France, des forces de la France combattante et de celles de l’armée d’Afrique. Cette conspiration visait pas, à constituer sous l’égide d'Henri d'Orléans, un gouvernement d’union, dans lequel De gaulle aurait dirigé les affaires politiques et Giraud les affaires militaires, jusqu’à la libération de la métropole. Une fois cette libération réalisée, il aurait appartenu aux Français de choisir, par la voie électorale, le régime ayant leur préférence. C’est alors queFernand Bonnier de la Chapelle abattit l’amiral. Certains rendirent Henri d'Orléans responsable de cet acte, à travers Henri d'Astier. D’autres, toujours à travers Henri d'Astier, prétendirent y voir un geste du général de Gaulle. Or l’exécution de Darlan n'a pas profité à Henri d'Orléans. L'attitude d'Henri d'Orléans au moment de l’assassinat de Darlan entraîna son exclusion des clans de la France libre. Interdit de séjour en Algérie par la loi d'exil de 1886, il retourna au Maroc espagnole.


" (...) son destin aurait pu être autre si son comportement avait été différent pendant la guerre, en particulier s'il avait porté les armes de la France au combat. Le prince Napoléon, lui, avait saisi l'occasion en venant me demander de servir au front". Charles de Gaulle à François Flohic, mai 1969 (pour mémoire, dès le 28 décembre 1940, celui-ci avait décidé d'ouvrir la porte "aux chefs français, quelles qu'aient été leurs fautes, qui décideront de tirer l'épée qu'ils ont remise au fourreau" - cité par François Broche, op. cit, p.117). Après l'abrogation de la loi d'Exil, par l'Assemblée nationale en 1950, Henri d'Orléans rentra en France et s'installa à Louveciennes avec sa famille. Hostile à l'impuissance de la IVe République, il tenait un "bulletin politique" mensuel de quatre pages dans lequel il livrait ses analyses et cherchait à combiner le souci monarchique du long terme avec le respect des règles démocratiques. Une fois acquise l’élection du Président de la République au suffrage universel (1962), le Comte de Paris se rallia au général de Gaulle. Celui-ci lui aurait laissé entendre, en 1962, au début de la Ve République , qu'il souhaitait le retour de la Monarchie. Déçu dans ses espoirs, le comte de Paris décida en 1967 de mettre fin à ses activités politiques et cessa la publication de son Bulletin qui était envoyé gratuitement à plusieurs milliers de personnes. .Lors de la première cohabitation (1986-1988), le comte de Paris se prononça à plusieurs reprises en faveur de François Mitterand. Le président Mitterrand était une vieille connaissance .

Activités privées

En 1975, le Comte de Paris crée la Fondation Saint Lois pour préserver les biens de la Familles d'Orléans. Il administre aussi la Fondation Condé, centre de gériatrie à Chantilly (avec le concours de Monique Friesz ), sa gouvernante-secrétaire-dame de compagnie), qui lui fut présentée en 1974 lors d'un dîner parisien par sa fille Chantal, baronne de Sambucy de Sorgue. En 1983, un drame frappe la famille : le onzième enfant, Thibaut, « comte de la Marche », meurt en République Centreafricaine, après avoir été arrêté et inculpé de recel, puis avoir passé 14 mois en détention provisoire, et avoir par la suite bénéficié d'un non-lieu. Un des fils du "comte de Paris", François, était mort pour la France, en Algérie, en 1960. En septembre 1987, très médiatiquement et à l'occasion du Millénaire des Capétiens, devant des milliers de fidèles invités, le comte de Paris titre ses petits-fils les princes Jean et Eudes, respectivement duc de Vendôme et duc d'Angoulème, lors d'une grande cérémonie solennelle célébrée au château royal d'Amboise. Le comte de Paris présente alors le prince Jean, son petit-fils, comme son successeur spirituel à la tête de la Maison de France. En 1992, avec un an de retard, le comte et le comtesse de Paris, séparés de corps et de biens depuis 1986, ont fêté en la chapelle royale Saint Louis de Dreux leurs "noces de Diamant". Le 5 juillet 1998, le comte de Paris célébrait avec un faste certain ses 90 ans au château d'Amboise. Ce fut la dernière réunion de famille du vieux prince, entouré du gotha et de bon nombre des siens, malgré les querelles familiales déjà largement étalées dans la presse française et internationale.


Le 19 juin 1999, jour du mariage civil célébré à Dreux de son petit-fils le prince Eudes avec Marie-Liesse de Rohan-Chabot, il meurt au domicile de sa dernière compagne, Monique Friesz. le 21 juin 1999, le prince Henri d'Orléans, Comte de Paris, fut inhumé dans la Chapelle Royale deDreux.

 

 

Henri VII ( comte de Paris), ( duc de France )

Depuis 1999

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

S.A.R Le Comte de Paris

 


Publié dans : Histoire - Recommander
Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 16:32

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Commentaires

"En 1883, le « comte de Chambord » trouve finalement la mort" Le mot "finalement" est une honte, s'agissant du roi, jusqu'alors en pleine santé, et, qui plus est, âgé de 63 ans seulement...
Commentaire n°1 posté par Lorenz le 30/11/2008 à 15h52
il n'y a plus de Roi en France? Mr le comte de Chambord a été prétendant au trône et non Roi de France...
Commentaire n°2 posté par Louis le 11/12/2008 à 21h38
Henri, duc de Bordeaux, fut proclamé par la garde royale roi de France et de Navarre le 2 août 1830 peu après les abdications de son grand-père et de son oncle. Il n'a jamais prétendu, il était.
Commentaire n°3 posté par Lorenz le 11/12/2008 à 22h50
Henri, duc de Bordeaux, fut proclamé par la garde royale roi de France et de Navarre le 2 août 1830 peu après les abdications de son grand-père et de son oncle. Il n'a jamais prétendu, il était.
Commentaire n°4 posté par Lorenz le 11/12/2008 à 22h50
Depuis quand la Garde Royale de France fait d'un homme un Roi ?
Réponse de La couronne le 13/12/2008 à 21h40
La garde obéit au roi. En l'espèce Charles X. Qui voulez-vous qui proclamât Henri V en de telles circonstances ? Le duc d'Orléans qui s'apprêtait à usurper le trône ? Les députés tout acquis à ladite usurpation ? Le peuple insurgé ? De toute manière, le roi de France n'a pas à être proclamé : il est roi par droit de naissance. Petite précision : s'il n'y a pas de Henri V, expliquez-moi comment il peut y avoir des Henri VI, Henri VII, etc. Il y a comme une faille dans votre raisonnement...
Commentaire n°5 posté par Lorenz le 13/12/2008 à 22h06

Tous d'abord ce n'est pas parce que la garde obéit au Roi que cela lui donne le pouvoir de faire d'un prince un Roi... Ce sont les lois d'un Royaume ou bien la constitution d'un Etat qui fait d'un homme un Roi. Le Duc de Bordeaux est à cette époque l'Héritier du Trône de France et non pas le Roi de France, le Roi certes tien c'est droit de sa naissance, mais surtout de l'approbation de son peuple pour preuve les cérémonies du sacre donnait une importance cruciale à l'ovation du roi par son peuple qui confirmait ainsi son approbation... Le Duc de Bordeaux est appelé Henry V du fait de ses droits au trône de France à la mort de son grand-père et non pas parce qu'il est le Roi de France suite à l'Abdication de celui-ci, depuis la chute de la monarchie il n'y a plus de roi en France, mais des Prétendants au trône de France.

D'ailleurs je trouve assez amusant de voir que les légitimistes considèrent les abdications et les renonciations au trône que lorsque ça les arranges, en effet si ont suit votre logique comment expliqué que henry V puisse être roi de France du vivant même de son grand-père et de son Oncle???Puisque selon vous le droit d'une abdication et d'une renonciation ne leur appartienne pas! Le droit à s'appeler Henry V est son droit à la couronne de France ne lui reviendra réellement qu'après la mort de son grand-père et cela en tant que prétendant au trône de France...

De plus je trouve assez bizarre votre façon de réécrire l'histoire de France cars si Louis-philippe est monté sur le trône c'est parce que justement la reconnaissance du Duc Bordeaux comme Roi de France était dans les conditions de l'époque totalement impossible cars les Français ne voulait plus des Bourbons il était impossible de prétendre leur en imposer un, quel qu'il soit et cela parce que le jeune duc de Bordeaux aurait été sous l'influence de sa famille, en particulier sa mère

D'ailleurs je suis au regret de vous annoncer qu'il n'y a plus de Roi en France depuis 1848. C'est un fait certes très regrettable pour notre pays, mais c'est comme ça ... Enfin pour l'instant.

Réponse de La couronne le 14/12/2008 à 16h08
En 1830, il importe de sauver la monarchie légitime. Charles X et son fils, le Dauphin Louis-Antoine, sont persuadés qu'il n'y a pas d'autre salut que le règne de Henri V sous la lieutenance-générale du duc d'Orléans. Le 2 août, le roi Charles X abdique et son petit-fils est proclamé roi. La garde, seule restée fidèle et représentant symboliquement le peuple français, acclame le nouveau roi. Il restait à Louis-Philippe d'Orléans à jouer le jeu : il préféra usurper et recevoir la couronne de roi des Français. Evidemment, l'abdication n'était pas conforme aux lois fondamentales (Henri ne sera l'aîné de sa Maison qu'en 1844), mais Louis-Philippe était-il plus légitime que Henri V ? Par ailleurs, si Henri V avait régné, pourquoi aurait-il dû être enlevé à sa mère, puisque c'est ce que vous sous-entendez qu'il aurait été heureux de faire ? Quant à dire que les Français ne voulaient plus des Bourbons, vous savez bien - ou devriez savoir - que les émeutes de 1830 furent purement parisiennes, et que toute une série de manipulations conduisirent au renversement de Charles X, notamment la collusion entre la grande bourgeoisie libérale et le duc d'Orléans. Vous confondez la "révolution" de 1830 et la vraie révolution de 1848, celle qui expulsera vos bien-aimés d'Orléans. "Pire que Charles X, dix fois pire que Charles X" s'écrira Louis-Philippe en 1848 sur le chemin de l'exil. Je suis moi aussi au regret de vous apprendre qu'il n'y a plus de roi de et en France depuis 1830. Le roitelet supposé héréditaire de 1830-1848 n'était que le chef d'une république bourgeoise transitionnelle déguisée en pseudo-monarchie héréditaire, une sorte de président de la République qui s'ignorait : l'histoire le lui apprit d'ailleurs sans ménagement. Au risque de vous choquer, je ne suis pas malheureux que la France n'ait pas un roi, si celui-ci ne doit pas être *le* roi, celui que la loi fondamentale désigne, car mieux vaut une mauvaise république qu'une fausse monarchie ! Aller faire des courbettes à un numéro 75 dans l'ordre de succession légitime ? Et puis quoi encore ?
Commentaire n°6 posté par Lorenz le 14/12/2008 à 20h01
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Par La couronne
 
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