L'héritier des rois de France nous parles...
- 8 octobre : Béziers (Stade Béziers-Méditerranée, 20h30)
- 20 octobre : Senlis (Salle de l'Hôtel de ville, 20h30)
- 12 novembre : Nice (Salle du Chapiteau, Villefranche, 18h)
- 13 novembre : Marseille
- 22 novembre : Versailles (Salon du Livre)
- 24 novembre : Lyon (Salle de l'Embarcadère, 20h30)
- 25 novembre : Grenoble (Hôtel Le Président, 18h30)
- 2 décembre : Bordeaux (Hôtel Mercure-Chartrons, 20h30)
- 3 décembre : Toulouse (Amphi BP occitanes, Palma,18h30)
- 13 janvier 2010 : Quimper
- 14 janvier 2010 : Nantes
- 22 janvier : Toulon
- 28 janvier : Lille
- 11 février : Dijon
Cet ouvrage qui vient de paraître, a été écrit par
Munro Price, spécialiste de l’histoire de France. Après avoir été professeur associé à l’Université de Lyon, il est aujourd’hui professeur d’histoire moderne européenne à l’université
de Bradford.
Voici le résumé de l’ouvrage par son auteur : “L’enseignement de l’histoire en France a eu tendance à négliger la Restauration et la monarchie de Juillet, régimes jugés à contre-courant puisqu’au lieu de conduire la France à la république, ils la ramenaient à la monarchie. Passe encore pour la restauration, imposée par les puissances en guerre contre Napoléon, mais en juillet 1830, alors que la république était à portée de main, elle avait été en quelque sorte confisquée par Louis-Philippe et ses partisans. Or c’est à une toute autre lecture que nous convie cet ouvrage. Son premier mérite est de rappeler aux lecteurs quelques idées simples, mais que, tout à notre habituelle conception révolutionnaire de l’Histoire de France, nous avons tendance à oublier. En premier lieu, cette période, et plus particulièrement la monarchie de Juillet, a été essentielle à la formation politique de la France moderne parce qu’elle a posé les bases du système parlementaire. Par ailleurs, elle constitue la seule véritable mise en oeuvre en France d’une monarchie parlementaire, les tentatives des débts de la révolution française ayant rapidement échoué. Enfin, la monarchie de Juiller fut le moment où le système politique français se rapprocha le plus du système politique britannnique. Nul n’est mieux placé qu’un historien anglais pour nous le faire toucher du doigt, tout en nous montrant la contradiction entre l’anglophilie de Louis-Philippe et le manque de pragmatisme dont il fit preuve à la fin de son règne, si français et si peu britannique”. (Merci à Jean-Claude)
“Louis-Philippe, le prince et le roi. La France entre deux révolutions”, Munro Price, (traduit de l’angalis par Isabelle Hausser), Editions de Fallois, 2009 / 26 Euros
Ils attendaient cet instant depuis
trente-cinq ans. Samedi, en fin d'après-midi, à Arcangues, au Pays basque, Henri, comte de Paris, duc et prétendant au trône de France, a dit « oui » à Micaela, comtesse de Paris et duchesse de
France.
Le comte et la comtesse de Paris sont entrés côte à côte dans l'église Saint-Jean-Baptiste de l'Uhabia à Arcangues, l'amour dansait dans les yeux du couple. « C'est le couronnement de notre amour après trente-cinq ans de patience. C'est un grand tournant dans notre vie. Nous le vivons comme un aboutissement spirituel », avait confié le couple princier avant la cérémonie. Cette dernière fut sobre et pleine d'émotion. Les orgues étaient tenues par Laurent Riboulet, de Sabrac, titulaire des orgues de Biarritz, et le choeur Errobi Kanta ponctua la cérémonie de très beaux chants. Les enfants de choeur étaient des petits-neveux de Mme la comtesse. La comtesse de Paris avait prévenu l'abbé Jean-Marie Mouhica et le père Dominique Dye, chapelain de l'ordre de Malte. Elle ne porterait pas de robe blanche mais une création aux couleurs de l'arc-en-ciel. Le comte de Paris, très stylé dans son costume gris, arborait de son côté un makila. Au moment de l'échange des consentements, les deux époux ont déclaré qu'ils comptaient poursuivre leur « vie d'amour, de fidélité et de loyauté initiée il y a trente-cinq ans ». « Nous supplions le Saint-Esprit de nous protéger et de nous maintenir hors de tout égarement et droits dans la voie de la justesse et celle de la paix. »
Mgr le comte de Paris s'était entouré de trois témoins, le comte de La Panouse, la duchesse de Ségorbe, née princesse Maria da Gloria d'Orléans et Bragance, et le
duc d'Uzès. La princesse avait comme témoin la comtesse de Bourbon Busset et le marquis Michel d'Arcangues, qui a reçu après la cérémonie 130 invités du cercle intime dans son château familial
.
Le comte et la comtesse de Paris vont rester encore quelques jours sur la Côte Basque et ont fait savoir qu'ils souhaitaient se déplacer notamment au festival cinémas et cultures d'Amérique Latine qui débute ce soir à Biarritz.
Voici quelques photos du mariage religieux du
comte et de la comtesse de Paris à Arcangues
Arrivée main dans la main du comte et de la comtesse de Paris
l’église Saint Jean Baptiste d’Arcangues où a eu lieu la cérémonie
Mme la comtesse de Paris et duchesse de France
le prince Alexandre de Belgique, demi-frère du roi Albert II et son épouse la princesse Léa
Le comte et la comtesse de Paris à la sortie de la cérémonie
Le comte et la comtesse de Paris à la sortie de la cérémonie
Plus de Photos du mariage du comte et de la comtesse de Paris à Arcangues sur les sites de PPE Agency et ISIFA
CÉRÉMONIE. Le comte de Paris, prétendant au trône de France, épouse la princesse Micaela, samedi, au Pays basque
Stéphane Bern, chroniqueur mondain des têtes couronnées sur le petit écran, et à la radio animateur du « Fou du roi », sera samedi l'invité le plus people du mariage le plus sélect de l'année. À 17 h 30, en effet, dans la ravissante petite église basque d'Arcangues qui jouxte le cimetière où repose Luis Mariano, Henri d'Orléans, 76 ans, comte de Paris, duc de France et prétendant au trône de France, épousera religieusement la princesse Micaela née Cousino Quinones de León, 71 ans, dont il partage la vie depuis trente-quatre ans.
Trente-quatre ans, justement, c'est exactement le temps pendant lequel le très persévérant chef de la maison de France (depuis la mort, en 1999, de son père, Henri d'Orléans, comte de Paris) a bataillé pour obtenir de Rome l'annulation de son premier mariage célébré en 1957 avec Marie-Thérèse de Wurtemberg, qui lui donna cinq enfants. « C'était un mariage politique », confie aujourd'hui le comte de Paris. « Nous sortions de la guerre et il était nécessaire de restaurer des liens entre la France et l'Allemagne. Le Parti communiste avait publié un article incendiaire contre cette union. J'ai toujours espéré que ce mariage serait un jour annulé car je crois en la justice et le bon droit. Tous mes actes vont dans ce sens-là. » De son côté, la princesse Micaela, que le comte de Paris a épousée civilement le 31 octobre 1984 à Bordeaux - après onze années de vie commune - ne croyait guère à l'annulation. Parce que les papes passent, mais le Vatican demeure. Autant dire que la nouvelle de l'annulation du premier mariage du comte de Paris, tombée en mars dernier - les motifs retenus par l'Église restent confidentiels -, fut accueillie avec joie par le couple princier. « Ce mariage est plus important que je ne le pensais », confie Henri d'Orléans. « Plus important que le premier, car je ressens aujourd'hui très profondément cet engagement. »
Souvenirs d'enfance
Pourquoi les époux ont-ils choisi Arcangues pour cette cérémonie ? « Parce que j'ai passé une partie de mon enfance à Biarritz. J'étais scolarisée chez les dominicaines à Saint-Jean-de-Luz et j'ai fait ma communion à la chapelle impériale à Biarritz. Ma famille et celle du marquis d'Arcangues ont tissé des liens depuis Napoléon », raconte la princesse Micaela, intarissable sur le sujet.
« Mon grand-père, le marquis d'Alcedo, ambassadeur d'Espagne en Allemagne et en Italie, possédait une propriété à Biarritz. Le lycée Malraux est d'ailleurs construit dans le parc de la maison qui, depuis, a été détruite. Et une rue du quartier porte le nom de mon grand-père. Nous allions souvent à Saint-Jean-de-Luz, et je me souviens encore de ma découverte des premiers surfeurs sur la plage de Cenitz. Je croyais voir des demi-dieux sortis de la mythologie grecque ! » Parmi les 300 invités au mariage, triés sur le volet - dont Alexandre et Léa de Belgique et le prince Moulay Rachid, frère du roi du Maroc -, figurent de nombreux amis bordelais du comte de Paris. Car à son retour d'exil, en 1947, quand, trois ans avant son père, Vincent Auriol l'a autorisé par décret à quitter la résidence que la famille occupait au Portugal, c'est à Bordeaux qu'Henri d'Orléans a retrouvé la terre de France, comme élève du lycée Longchamps, devenu ensuite Montesquieu. « Je vivais dans la famille Boissarie. J'ai adoré Bordeaux. Tous mes meilleurs amis sont là. »
Un menu très Sud-Ouest
Pour leur messe de mariage, célébrée par le père Dominique Dye, chapelain de l'ordre de Malte, et l'abbé Jean-Marie Mouhica, dont ce sera la première grande cérémonie dans sa nouvelle paroisse, les époux ont souhaité des chants basques et des passages de la Messe en si de Bach, que la princesse trouve très gaie. « Je porterai une robe multicolore de la styliste Catherine Varnier. J'ai prévenu le curé pour qu'il ne soit pas surpris. » À l'issue d'un apéritif d'honneur offert sur la place du village, le dîner de gala de 120 couverts, au menu très Sud-Ouest, sera servi au château d'Arcangues : merlu de ligne, magret au foie gras et fromage de brebis, arrosés par un domaine-de-chevalier 1999 en magnum, un grand cru classé de Pessac-Léognan, et un cognac Camus Borderies XO.
On a beaucoup parlé de la famille récemment,
après l’avoir longtemps négligée. C’est une question qui me préoccupe énormément, en tant que prince de France, car les familles font la richesse de ce pays.
Paroles de Jean de France, Duc de Vendôme